Trois juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont décidé de riposter contre les sanctions économiques et les restrictions de visas imposées par les États-Unis à leur encontre. Dans une requête déposée le 24 juin 2026, ils demandent à la justice américaine de suspendre le décret présidentiel qui les vise, estimant que celui-ci constitue une entrave grave à l'indépendance de la justice internationale.
Les juges, dont les noms n'ont pas été divulgués pour des raisons de sécurité, affirment que les sanctions adoptées en 2025 par l'administration américaine violent le droit international et les principes fondamentaux de la séparation des pouvoirs. Selon eux, ces mesures visent à intimider la CPI et à entraver ses enquêtes, notamment celles concernant des ressortissants américains et afghans.
Une riposte judiciaire inédite
Cette action en justice est sans précédent dans l'histoire de la CPI. Les juges, qui travaillent à La Haye, ont saisi un tribunal fédéral américain pour contester la légalité du décret. Ils espèrent obtenir une injonction temporaire qui gèlerait les sanctions en attendant une décision sur le fond.
« Ces sanctions ne sont pas seulement injustes, elles sont illégales au regard du Statut de Rome et des traités internationaux », a déclaré l'un des juges dans un communiqué. « Nous ne pouvons pas rester silencieux face à une attaque aussi frontale contre l'État de droit. »
Un conflit diplomatique croissant
Les sanctions américaines contre la CPI ont été imposées en 2025 par le président des États-Unis, en réponse à l'ouverture d'une enquête sur des crimes de guerre présumés commis par des soldats américains en Afghanistan. Depuis, les relations entre Washington et La Haye se sont fortement dégradées, avec des accusations réciproques de politisation de la justice.
L'Union européenne et plusieurs ONG de défense des droits de l'homme ont condamné ces sanctions, les qualifiant de « chantage inacceptable ». La CPI a également lancé une campagne de levée de fonds pour soutenir ses juges et son personnel touchés par les restrictions.
Des conséquences concrètes pour les juges
Les sanctions empêchent les juges concernés de voyager aux États-Unis, de détenir des comptes bancaires américains ou de recevoir des financements en dollars. Selon des sources proches de la CPI, ces mesures ont déjà eu un impact sur leurs conditions de travail et leur vie personnelle. « Nous sommes traités comme des criminels, alors que nous ne faisons que notre devoir », a confié l'un des juges sous couvert d'anonymat.
La requête déposée par les trois juges cite des précédents juridiques américains, notamment des décisions de la Cour suprême limitant le pouvoir présidentiel en matière de sanctions individuelles. Ils espèrent que la justice américaine reconnaîtra l'illégalité du décret et le suspendra.
Quel avenir pour la CPI ?
Cette affaire intervient à un moment critique pour la CPI, qui fait face à des défis multiples : manque de financement, menaces de retraits de certains États membres, et critiques sur son efficacité. Les sanctions américaines pourraient affaiblir davantage l'institution si elles ne sont pas contestées avec succès.
Les juges espèrent que leur action en justice servira de précédent et encouragera d'autres personnes ou institutions à résister aux pressions politiques. « Nous défendons non seulement notre propre dignité, mais aussi l'avenir de la justice pénale internationale », a conclu l'un des juges.



