Togo : Lomé affirme détenir des indices graves contre les journalistes français
Togo : indices graves contre les journalistes français

Le gouvernement togolais a affirmé, dimanche 22 août, détenir des « indices graves et concordants » à l'encontre des deux journalistes français arrêtés au Togo, selon le ministre de la Justice, M. Sani Yaya. Cette déclaration intervient alors que la France a demandé leur libération immédiate, évoquant une « procédure opaque ».

Une affaire de sécurité nationale

Les deux journalistes, dont l'identité n'a pas été révélée, ont été arrêtés à Lomé, la capitale togolaise, dans la nuit de vendredi à samedi. Selon le ministre, ils sont soupçonnés d'« atteinte à la sûreté de l'État » et d'« intelligence avec des puissances étrangères ». Le ministre a précisé que les indices recueillis « reposent sur des éléments matériels et des témoignages ».

La France exige des explications

Paris a réagi fermement, qualifiant la procédure d'« opaque » et exigeant des « éclaircissements urgents ». Le ministère français des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur togolais en France. La France a également demandé un accès consulaire aux deux journalistes, qui n'a pas encore été accordé.

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Un précédent diplomatique tendu

Cette affaire survient dans un contexte de relations déjà tendues entre Paris et Lomé. En mars, le Togo avait déjà expulsé un diplomate français, accusé d'« ingérence ». Les ONG de défense de la presse, comme Reporters sans frontières (RSF), ont dénoncé une « instrumentalisation de la justice » et demandé la libération des journalistes.

Selon des sources diplomatiques, les deux journalistes travaillaient pour un média français basé à Paris et étaient en reportage sur les élections législatives togolaises. Leur arrestation porte à trois le nombre de journalistes étrangers détenus en Afrique de l'Ouest cette année.

Le gouvernement togolais a promis une « procédure transparente » mais n'a pas fixé de date pour la présentation des journalistes à un juge. La France, de son côté, a annoncé qu'elle « suivrait de près » l'évolution de la situation et n'excluait pas de nouvelles mesures si les journalistes ne sont pas libérés rapidement.

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