Père tabasse un pédocriminel : 17 ans de prison à Namur
Père tabasse un pédocriminel : 17 ans de prison

Le tribunal correctionnel de Namur a condamné, jeudi 20 août, Grégory Lenoci, 49 ans, à 17 ans de prison pour tentative d'assassinat sur son voisin Marc P., qu'il soupçonnait d'agression sexuelle sur son beau-fils de six ans. La peine est assortie de dix ans de mise à la disposition du juge d'application des peines.

Un piège tendu après une plainte pour abus sexuel

Les faits remontent au 24 juillet 2025. La veille, Grégory Lenoci s'était rendu au commissariat pour porter plainte contre son voisin pour abus sexuel sur son beau-fils. Il découvre alors que Marc P. a déjà été condamné en 2020 à trois ans de prison avec sursis pour "tentative de viol avec violence sur mineur" et "attentat à la pudeur avec violences ou menaces", selon Le Parisien.

Le lendemain, Grégory Lenoci invite son voisin chez lui. "Je lui ai demandé s'il savait pourquoi je l'avais invité chez moi pour parler. Il m'a répondu que c'était certainement à propos du Jeu secret", a-t-il raconté lors de son procès. "Je lui ai demandé en quoi cela consistait, il a répondu qu'il bandait les yeux de mon fils et qu'il lui faisait sucer des choses. Je lui ai demandé quel genre de choses. Il a répondu : Mon zizi. C'est à ce moment que j'ai perdu le contrôle", a-t-il avoué.

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Une violence extrême et une fuite de cinq jours

Adepte des sports de combat, Grégory Lenoci a roué de coups Marc P., le laissant pour mort, puis a diffusé la vidéo de la scène sur les réseaux sociaux. Il a ensuite appelé les secours avant de prendre la fuite pendant cinq jours. Il s'est finalement rendu lui-même à la police.

Selon Me Etienne Gras, avocat du condamné, Marc P. ne respectait pas son contrôle judiciaire et un autre père du même quartier avait également déposé une plainte contre lui trois semaines plus tôt.

Un verdict contesté par le condamné

Après sa condamnation, Grégory Lenoci a déclaré à RTL Info : "Mon intention n'a jamais été de le tuer. C'est vrai que j'ai très mal réagi à ses dires à la maison. J'ai eu une réaction qui était disproportionnée, j'ai perdu le contrôle de moi-même."

La justice a justifié la sévérité de la peine par l'état de "double récidive générale" de l'homme, condamné en juillet 2021 et avril 2022 pour des faits de "vol et infractions à la législation sur les stupéfiants" ou encore "coups et blessures volontaires". Grégory Lenoci a annoncé qu'il allait faire appel.

Marc P., de son côté, est depuis plongé dans un état semi-végétatif, incapable de se déplacer, de se nourrir par lui-même, ou encore de communiquer. L'affaire a suscité de nombreuses réactions de soutien en faveur de Grégory Lenoci sur les réseaux sociaux, mais la décision de justice reste fondée sur la loi.

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