Téhéran sous la menace : les habitants appelés à fuir après des frappes américano-israéliennes
Téhéran : appel à évacuer après frappes américano-israéliennes

Téhéran en état d'alerte maximale après des frappes aériennes

La capitale iranienne, Téhéran, est plongée dans un climat de peur intense et d'incertitude profonde après des frappes aériennes attribuées à une action conjointe des États-Unis et d'Israël. Les autorités ont lancé un appel urgent aux plus de 10 millions d'habitants, les incitant à quitter la ville si possible, tout en conservant leur calme.

Un message d'alerte diffusé à la population

Dans un message envoyé sur les téléphones portables iraniens, les autorités ont déclaré : « Compte tenu des opérations conjointes menées par les États-Unis et le régime sioniste contre Téhéran et certaines grandes villes, prenez si possible, et tout en gardant votre calme, la direction d'autres villes. » Cette alerte intervient moins de neuf mois après une première attaque, ravivant les cauchemars des résidents.

Une ville paralysée par la terreur

Les rues de Téhéran sont désertées, avec peu de piétons osant s'aventurer à l'extérieur. La majorité des magasins ont baissé leurs rideaux, tandis que la police et les forces de sécurité patrouillent en nombre. Les seules files d'attente visibles se concentrent devant les stations-service, témoignant de la panique ambiante.

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Un habitant du centre-ville a rapporté : « J'entends des explosions et des avions de chasse au-dessus de ma tête. » Le ciel s'est brusquement chargé d'épais nuages de fumée, ajoutant à l'atmosphère de chaos.

Contexte de tensions internationales

Les Iraniens redoutaient depuis des semaines une offensive des États-Unis et d'Israël, suite aux menaces lancées par l'ancien président américain Donald Trump après un vaste mouvement de contestation en janvier. Malgré des négociations entre Téhéran et Washington visant à éviter une confrontation, beaucoup avaient perdu espoir en une résolution pacifique.

Lorsque les frappes ont commencé, la vie quotidienne était en cours : les magasins venaient d'ouvrir, les taxis et bus circulaient dans le trafic matinal, et des files d'attente se formaient devant les boulangeries. Dans les minutes suivant l'attaque, les résidents se sont figés pour observer la fumée s'échapper des immeubles touchés.

Bilan humain et cibles visées

Des images diffusées par les médias iraniens montrent une école de filles dans le sud de l'Iran, endommagée par des frappes qui auraient tué au moins 85 élèves, bien que l'AFP n'ait pas pu vérifier ce bilan. Le quartier Pasteur, abritant la résidence du guide suprême et la présidence, a également été ciblé selon l'agence de presse Isna.

Israël a affirmé avoir frappé « des centaines de cibles militaires iraniennes », avec un responsable évoquant « l'élimination » de plusieurs responsables. L'Iran n'a pour sa part confirmé aucun décès de dirigeants.

Réactions et mesures d'urgence

Une manifestation pro-gouvernementale a rassemblé plusieurs centaines de personnes à la place de la Palestine à Téhéran, couverte par les médias officiels. Les Gardiens de la Révolution ont annoncé avoir répliqué en ciblant Israël et une base navale américaine à Bahreïn.

Le Conseil suprême de sécurité nationale a activé les plans d'urgence préparés en amont. Les mesures comprennent :

  • Fermeture des écoles et universités jusqu'à nouvel ordre.
  • Maintien de l'ouverture des banques.
  • Fonctionnement des administrations à moitié de leur capacité.

Selon des responsables cités par les médias, l'approvisionnement en nourriture et carburant est assuré pour le moment, et les transports publics devraient continuer à fonctionner normalement.

Une capitale sous haute tension

Téhéran vit un nouveau chapitre de son histoire marqué par la violence et l'instabilité. Les cris perçants et les images de destruction diffusées par les médias iraniens soulignent la gravité de la situation. Alors que les habitants tentent de fuir ou de se barricader chez eux, l'avenir de la capitale reste incertain, avec des implications potentielles pour toute la région.

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