Les États-Unis et l'Iran ont intensifié leurs frappes mutuelles ce lundi 13 juillet 2026, Washington annonçant avoir bombardé des « dizaines de cibles » tandis que Téhéran a dit frapper des bases utilisées par les États-Unis en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït. Les cours du pétrole ont bondi de près de 4 % à l'ouverture des marchés.
Frappes américaines massives contre les capacités iraniennes
Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué sur X que les forces américaines « ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations ». Ces frappes, ordonnées par le président Donald Trump, visent à « faire en sorte que les forces iraniennes rendent des comptes » et à empêcher l'Iran « d'attaquer les équipages civils et navires commerciaux » dans le détroit d'Ormuz.
Riposte iranienne sur les bases américaines voisines
De leur côté, les Gardiens de la révolution, armée idéologique de Téhéran, ont affirmé avoir frappé des bases utilisées par les États-Unis en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït, selon l'agence officielle Irna. Le ministère de la Défense du Koweït a annoncé dimanche que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été attaqués lors de ces échanges, faisant un blessé et des dégâts.
Le pétrole bondit de près de 4 %
Les cours du pétrole ont ouvert en forte hausse ce lundi. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, référence internationale, augmentait de 3,85 % à 78,94 dollars vers 03h40 GMT. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate pour livraison en août, grimpait de 3,84 % à 74,15 dollars.
L'Iran accuse Washington d'avoir « réduit à néant » les efforts diplomatiques
Le ministère iranien des Affaires étrangères a reproché lundi à Washington d'avoir « réduit à néant tous les efforts de ces derniers mois » visant à rétablir la paix dans la région, et « ouvertement violé quasiment tous les termes » du protocole d'accord de juin.
Deux morts dans les bombardements américains en Iran
Un employé des télécommunications a été tué et deux autres blessés dans des attaques sur la province de Hormozgan, a rapporté un média d'État. Lundi matin, une autre personne a péri et quatre ont été blessées dans un bombardement américain sur la ville de Mahchahr (sud-ouest), selon un responsable local cité par Irna.
Le détroit d'Ormuz reste « ouvert » selon l'armée américaine
L'armée américaine a affirmé dimanche que le détroit d'Ormuz était « ouvert » et que les navires y circulaient, malgré l'annonce plus tôt par l'Iran d'une fermeture de cette voie maritime stratégique. « L'Iran ne contrôle pas le détroit », a assuré le Centcom, qui s'est dit prêt à « garantir que la liberté de navigation reste assurée ».
Attaque d'un navire à Ormuz : 23 marins secourus, un disparu
Oman a annoncé dimanche avoir secouru 23 membres d'équipage et être à la recherche d'un autre après l'attaque d'un navire dans le détroit d'Ormuz, imputée par les États-Unis à l'Iran. Les marins reçoivent « les soins médicaux nécessaires » et « les opérations de recherche se poursuivent pour un membre d'équipage porté disparu », selon le Centre de sécurité maritime d'Oman. Le Centcom accuse l'Iran d'avoir touché le GFS Galaxy, un porte-conteneurs battant pavillon chypriote, ce qui a entraîné des représailles américaines.
L'ONU appelle à la retenue et à la reprise des négociations
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exhorté dimanche les États-Unis et l'Iran à « la plus grande retenue » et à « reprendre d'urgence les négociations », selon un communiqué de son porte-parole Stéphane Dujarric.



