La Syrie a annoncé ce mercredi l'arrestation d'Ahmad Habib Ali, un ancien officier accusé d'avoir supervisé la fabrication d'armes chimiques utilisées contre des civils sous le président déchu Bachar al-Assad. Selon le ministère, il est « l'un des officiers qui ont supervisé la fabrication d'environ 20 bombes chargées de gaz sarin, pesant chacune 250 kilogrammes, ayant été utilisées dans des attaques contre des villes et villages syriens en 2013 et 2017 ».
Des attaques chimiques dévastatrices
Au cours de cette période, les forces de Bachar al-Assad ont plusieurs fois été accusées d'avoir mené des attaques à l'arme chimique. La plus dévastatrice fut dans la Ghouta orientale, en banlieue de Damas, le 21 août 2013. Elle a coûté la vie à 1 429 personnes, selon Washington et des organisations de droits de l'homme.
Entre 2014 et 2017, des experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et de l'ONU ont affirmé que le régime Assad a mené quatre attaques au gaz sarin, agent neurotoxique, et au chlore gazeux contre des localités relevant de factions de l'opposition dans le nord et le nord-ouest du pays.
Une série d'arrestations par les nouvelles autorités
Depuis leur arrivée au pouvoir en 2024, les nouvelles autorités islamistes ont procédé à plusieurs arrestations d'anciens responsables et entamé des procès pour leurs crimes. Cette arrestation survient moins d'une semaine après l'annonce par l'OIAC de la restauration du droit de vote de la Syrie, qu'elle lui avait retiré en 2021 après avoir constaté l'usage du sarin et du chlore contre sa propre population.
Depuis la chute du régime d'Assad, Damas a annoncé l'arrestation de dizaines de personnes liées à l'ancien pouvoir. Une première audience du procès du président déchu et de figures clés de son entourage s'est tenue le 26 avril devant un tribunal, en présence d'un seul accusé.



