Le vice-président du parti antiguerre russe Iabloko, Lev Chlosberg, a été condamné lundi à 11 ans et un mois de prison pour des propos critiquant l'offensive de Moscou en Ukraine, lancée en février 2022. Le tribunal de Pskov (nord-ouest) a jugé l'ancien député et responsable de ce parti d'opposition, le seul enregistré en Russie à s'opposer au conflit, coupable de fausses informations et d'« actions publiques » visant à discréditer l'armée russe.
Une répression qui s'intensifie
Dans le même temps, la police russe a interpellé une soixantaine de personnes à Moscou en marge d'un rassemblement de soutien à Iabloko. Plusieurs dizaines de personnes s'étaient rassemblées devant la Cour suprême en attendant de connaître sa décision sur un appel interjeté par Iabloko contre l'interdiction de prendre part au scrutin de septembre. La Cour suprême a, sans surprise, rejeté cet appel.
Des frappes meurtrières des deux côtés
Six personnes ont péri dans une frappe de missiles ukrainiens dans la région russe de Belgorod, près de la frontière, ont annoncé ce lundi les autorités locales. L'Ukraine et la Russie font monter en puissance depuis des mois leurs frappes faisant un nombre croissant de victimes civiles, plus de quatre ans après le début de l'offensive russe. En Russie, une vague de centaines de drones a fait 12 morts dimanche, tandis que des frappes russes ont fait sept morts en Ukraine.
L'armée allemande en renfort
Les effectifs de l'armée allemande ont atteint leur plus haut niveau depuis environ 13 ans selon des chiffres officiels publiés ce lundi, signe du réarmement décidé par Berlin face à la menace russe, mais les objectifs de l'Otan imposent d'accélérer le recrutement. Au 31 juillet, la Bundeswehr comptait environ 186.700 militaires, une hausse de 2 % sur un an selon un communiqué du ministère de la Défense. Le nombre de candidatures (+ 26 % sur un an) et de nouvelles recrues (+ 12 %) ont par ailleurs atteint « des niveaux record ». Rien qu'en juillet, les effectifs ont grossi de 1.500 personnes par rapport à juin. D'ici la fin 2026, le ministère de la Défense, qui mise sur le volontariat plutôt que sur la conscription, s'attend à une « hausse continue des chiffres, abstraction faite des fluctuations saisonnières ».
Cette tendance à la hausse illustre la révolution à l'œuvre dans l'armée allemande, mal équipée et en sous-effectif depuis des décennies, face à la guerre en Ukraine et le désengagement américain en Europe.



