Le 2 septembre, la police du canton d'Argovie a tenu une conférence de presse pour faire le point sur l'enquête après la fusillade survenue lors d'une rave-party à Aarau, en Suisse. Les autorités ont confirmé que l'homme arrêté est bien l'auteur des tirs, et ont écarté la piste terroriste. Le tireur, un Suisse de 43 ans, a tiré plus de 40 coups de feu sur la foule, faisant une victime mortelle et plusieurs blessés.
Un acte de tuerie de masse perpétré en solitaire
Le commandant de police Michael Leupold a rapidement écarté l'hypothèse d'un acte terroriste, comme le rapportent nos confrères du Temps. La fusillade est qualifiée "d'acte de tuerie de masse" perpétré en solitaire par un Suisse de 43 ans "sans antécédent migratoire" et domicilié dans le canton du Jura. "Il est quasi certain que l'homme arrêté lundi est le tireur", a ajouté Michael Leupold.
Les enquêteurs n'ont pour l'heure identifié aucune autre personne impliquée dans la fusillade, et ne relèvent aucune idéologie extrémiste dans les agissements de l'assaillant, souligne la RTS.
Plus de 40 coups de feu tirés sans discernement
"D'après les informations dont nous disposons actuellement, l'auteur s'est rendu en voiture jusqu'au parking situé près de l'hippodrome d'Aarau", a détaillé le capitaine de police Matthias Schildknech. "Il s'est ensuite rendu à pied à la rave. Il a tiré plus de 40 coups de feu avec un fusil d'assaut, tirant sans discernement sur la foule", alors que plus de 100 personnes se trouvaient encore sur place une fois la rave terminée, conclut le policier.
Sur les 40 coups de feu tirés, l'assaillant est parvenu à faire une victime mortelle, une jeune femme italienne de 22 ans, touchée dans le haut du corps. Le bilan de la fusillade est dramatique : un mort et plusieurs blessés.
Trois armes saisies, dont une kalachnikov
Les enquêteurs ont souligné que l'homme s'était rendu de lui-même à la police jurassienne, à Delémont. Avant cela, les forces de l'ordre ont mené plus de 130 interrogatoires pendant les douze premières heures qui ont suivi la fusillade et examiné des vidéos et des photos de la soirée et des témoins sur place.
Le profil psychologique du tireur interroge. Il a gardé le silence lors des interrogatoires et "a des troubles psychiques, qui doivent être clarifiés", explique le procureur. De plus, il n'était pas connu des services de police, hormis quelques infractions mineures au code de la route.
Trois armes ont été saisies dans la camionnette de l'assaillant. Il aurait porté les trois armes durant la fusillade. Les armes en question sont deux pistolets et une kalachnikov AKS-74 qu'il "a acquises légalement il y a plus de 20 ans, et les armes étaient enregistrées à son nom", ajoute la RTS. L'enquête devra déterminer si l'homme a tiré avec les trois armes ou non.



