Poutine admet une pénurie de carburant après des frappes ukrainiennes
Poutine admet une pénurie de carburant après des frappes

Le président russe Vladimir Poutine a admis mardi 30 juin 2026 que la Russie connaissait une « certaine pénurie » de carburant, conséquence directe des frappes ukrainiennes répétées contre les raffineries russes. Cette déclaration, lors d'une réunion avec des responsables économiques à Moscou, marque une rare reconnaissance publique des difficultés d'approvisionnement intérieur.

Des frappes ciblées sur les infrastructures pétrolières

Depuis plusieurs semaines, l'Ukraine a intensifié ses attaques contre les installations pétrolières russes, visant notamment les raffineries situées dans les régions de Krasnodar, Rostov et Samara. Selon des sources militaires ukrainiennes, ces frappes visaient à réduire les capacités de raffinage de la Russie, entravant ainsi sa logistique militaire. « Nous ciblons les infrastructures qui alimentent l'effort de guerre russe », a déclaré un porte-parole de l'armée de l'air ukrainienne.

Impact sur le marché intérieur russe

La pénurie de carburant se fait sentir dans plusieurs régions russes, notamment dans le sud du pays. Des files d'attente dans les stations-service ont été signalées à Rostov-sur-le-Don et à Volgograd. Les prix à la pompe ont augmenté de 15 % en moyenne depuis le début des attaques, selon l'agence de presse russe Interfax. « Nous devons admettre que ces frappes ont créé des tensions sur le marché intérieur », a reconnu Poutine, ajoutant que le gouvernement travaillait à « stabiliser la situation ».

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Répercussions économiques et stratégiques

La Russie, troisième producteur mondial de pétrole, dépend fortement de ses exportations d'hydrocarbures pour financer son budget. Les attaques ukrainiennes ont réduit la capacité de raffinage d'environ 10 %, selon des estimations d'experts. Cela pourrait affecter les exportations de produits pétroliers, notamment vers la Chine et l'Inde, principaux acheteurs depuis les sanctions occidentales. « La Russie doit choisir entre approvisionner son marché intérieur ou maintenir ses exportations », analyse Sergueï Vakulenko, analyste énergétique basé à Moscou.

Réactions et mesures gouvernementales

Le gouvernement russe a annoncé des mesures d'urgence, notamment l'interdiction temporaire des exportations de carburant et l'augmentation des quotas de raffinage pour certaines usines. « Nous prenons toutes les mesures nécessaires pour garantir l'approvisionnement », a assuré le vice-Premier ministre Alexandre Novak. Cependant, ces mesures pourraient ne pas suffire si les frappes ukrainiennes se poursuivent. L'Ukraine a promis de continuer ces attaques tant que la guerre durera.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale