Pologne : un mur du souvenir pour les victimes du génocide ukrainien
Pologne : mur du souvenir pour les victimes ukrainiennes

La Pologne a annoncé la construction d'un mur du souvenir à Varsovie pour honorer la mémoire des victimes du génocide commis par les nationalistes ukrainiens pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce projet, dévoilé le 11 juillet 2026, vise à commémorer les quelque 100 000 Polonais tués entre 1943 et 1945 dans les régions de Volhynie et de Galicie orientale, alors sous occupation allemande.

Un geste politique et mémoriel fort

Le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a déclaré lors de la présentation du projet : "Ce mur sera un témoignage de la vérité historique et un avertissement contre les idéologies totalitaires." Le monument, prévu pour être inauguré en 2027, portera les noms des localités où les massacres ont eu lieu, ainsi que des symboles religieux et nationaux.

Des tensions diplomatiques avec l'Ukraine

Cette initiative intervient dans un contexte de relations tendues entre Varsovie et Kiev. L'Ukraine, qui considère certaines figures nationalistes comme des héros de l'indépendance, a exprimé son mécontentement. Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a qualifié le projet de "provocation" et a rappelé que les deux pays devaient se concentrer sur leur coopération face à la menace russe.

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Un débat historique toujours vif

Les historiens estiment que les nationalistes ukrainiens de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) ont tué entre 60 000 et 120 000 Polonais, en représailles à la répression polonaise et dans le but de créer un État ukrainien ethniquement pur. La Pologne considère ces événements comme un génocide, tandis que l'Ukraine les qualifie de "tragédie commune".

Réactions de la société civile

En Pologne, des associations de victimes et des familles ont salué cette décision, estimant qu'elle permet de sortir de l'oubli ces massacres longtemps occultés. En Ukraine, des voix s'élèvent pour dénoncer une instrumentalisation politique de l'histoire. "Ce mur risque de renforcer les divisions entre nos peuples, alors que nous devrions construire des ponts", a déclaré l'historien ukrainien Volodymyr Viatrovych.

Un impact sur les relations bilatérales

Ce projet risque d'aggraver les tensions entre les deux pays, qui coopèrent étroitement dans le cadre de l'OTAN et de l'Union européenne. La Pologne est un allié clé de l'Ukraine dans sa lutte contre la Russie, mais les questions historiques restent un point de friction majeur. Selon un sondage récent, 72% des Polonais estiment que l'Ukraine devrait reconnaître le génocide, tandis que 65% des Ukrainiens jugent cette demande excessive.

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