Netanyahou veut un général américain pour désarmer le Hamas
Netanyahou exige un général US pour désarmer le Hamas

Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a demandé qu'un général américain supervise le désarmement du Hamas avant tout retrait israélien de la bande de Gaza, rapporte Le Monde. Cette exigence, formulée lors de discussions récentes, conditionne la fin de l'opération militaire israélienne dans l'enclave palestinienne.

Une condition posée pour le retrait

Selon les informations du quotidien français, M. Netanyahou a fait part de cette demande à des responsables américains. Il souhaite qu'un officier général des États-Unis soit chargé de coordonner le processus de désarmement du mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007. Cette supervision serait un préalable à tout retrait des troupes israéliennes.

Cette position intervient alors que les négociations sur un cessez-le-feu et la libération des otages sont au point mort. Israël a mené une campagne militaire massive contre le Hamas après l'attaque du 7 octobre 2023, qui a fait environ 1 200 morts côté israélien et déclenché une guerre dévastatrice à Gaza.

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Une exigence qui complique les négociations

L'exigence de M. Netanyahou risque de compliquer encore les discussions indirectes entre Israël et le Hamas, qui passent par des médiateurs qataris, égyptiens et américains. Le Hamas a toujours refusé de désarmer, considérant sa branche armée comme un moyen de résistance contre l'occupation israélienne.

En exigeant la supervision américaine, M. Netanyahou chercherait à obtenir des garanties sur la sécurité d'Israël après le retrait. Les États-Unis, principal allié d'Israël, n'ont pas officiellement réagi à cette demande. Le Monde précise que des responsables israéliens ont évoqué cette option lors de réunions avec des émissaires américains.

Un précédent dans la région

Cette demande rappelle le précédent du Liban, où un général américain a supervisé le désarmement des milices après la guerre civile, dans le cadre de l'accord de Taëf. Toutefois, la situation à Gaza est différente, le Hamas étant un mouvement politique et militaire profondément enraciné.

Les conséquences de cette exigence pourraient être lourdes. Si elle n'est pas acceptée, elle pourrait prolonger la guerre, qui a déjà fait plus de 40 000 morts palestiniens, selon le ministère de la Santé de Gaza. Les efforts de médiation pour un cessez-le-feu et un échange de prisonniers pourraient également échouer, aggravant la crise humanitaire dans l'enclave.

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