Israël enquête après la mort d'un bébé palestinien tué par un soldat en Cisjordanie
Mort d'un bébé palestinien : enquête de l'armée israélienne

L'armée israélienne a annoncé dimanche 7 juin 2026 l'ouverture d'une enquête interne après la mort d'un bébé palestinien de huit mois, tué par un tir de soldat lors d'une opération militaire en Cisjordanie occupée. Le drame s'est produit dans la nuit de samedi à dimanche près de la ville de Naplouse, dans le nord du territoire palestinien.

Selon un porte-parole militaire, les soldats intervenaient dans le village de Beit Furik pour arrêter un suspect lorsque des tirs ont éclaté. Le bébé, prénommé Adam, a été mortellement touché à la tête alors qu'il se trouvait dans les bras de sa mère, à l'intérieur de leur maison. L'armée affirme que les circonstances exactes sont encore floues et que les tirs pourraient avoir été déclenchés par un autre soldat visant une cible différente.

Réactions et condamnations

La nouvelle a provoqué une vive émotion dans les territoires palestiniens et au-delà. Le ministère palestinien de la Santé a confirmé le décès et dénoncé un "crime de guerre". Le mouvement Hamas a appelé à des représailles, tandis que l'Autorité palestinienne a exigé une enquête internationale indépendante.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Sur la scène internationale, plusieurs organisations de défense des droits humains ont condamné l'incident. Amnesty International a rappelé que les tirs aveugles contre des civils, en particulier des enfants, sont inacceptables et doivent être punis. L'Union européenne a exprimé sa "profonde tristesse" et appelé à une enquête rapide et transparente.

Contexte tendu en Cisjordanie

Cet incident survient dans un climat de tensions accrues en Cisjordanie, où les opérations militaires israéliennes se sont multipliées ces derniers mois. Selon l'ONU, 2026 a déjà été l'année la plus meurtrière pour les Palestiniens en Cisjordanie depuis le début des années 2000, avec plus de 200 morts, dont de nombreux civils. L'armée israélienne justifie ses opérations par la nécessité de lutter contre les cellules terroristes, mais les critiques dénoncent un usage disproportionné de la force.

L'enquête interne de l'armée israélienne, menée par la police militaire, devra déterminer les responsabilités. Le soldat impliqué a été retiré du terrain en attendant les conclusions. L'armée a présenté ses condoléances à la famille du bébé, mais cette annonce n'a pas apaisé la colère des Palestiniens, qui réclament justice.

Ce drame rappelle celui de la petite Heba, tuée en 2024 dans des circonstances similaires, et soulève à nouveau la question de la protection des civils dans les zones de conflit. Les appels à une désescalade se multiplient, mais pour l'heure, le cycle de violence semble se poursuivre.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale