Manifestation propalestinienne évacuée à Sydney lors de la visite du président israélien Herzog
Manifestation évacuée à Sydney pendant visite Herzog

Une visite présidentielle israélienne en Australie déclenche tensions et manifestations

Dans la soirée du lundi 9 février 2026, alors que le président israélien Isaac Herzog s'adressait à plus de 7 000 juifs australiens au Centre des conventions internationales de Sydney, une scène radicalement différente se déroulait à deux kilomètres de là. Des manifestants propalestiniens, rassemblés pour protester contre sa venue, ont été brutalement maîtrisés par les forces de l'ordre alors qu'ils envisageaient de marcher vers le Parlement de l'État de Nouvelle-Galles du Sud.

Intervention policière et arrestations massives

L'évacuation de la manifestation a conduit à l'arrestation de vingt-sept personnes, selon les rapports officiels. Les manifestants dénonçaient la visite de quatre jours de M. Herzog, qui avait pourtant été présentée par le premier ministre australien Anthony Albanese comme une opportunité de renforcer l'unité nationale. Au contraire, cette visite a exacerbé les divisions au sein de l'opinion publique australienne, et ce avant même l'arrivée du président israélien sur le territoire.

Contexte sensible : l'attaque de Bondi et l'invitation controversée

Le chef du gouvernement travailliste avait invité M. Herzog peu de temps après l'attaque tragique contre la communauté juive australienne, survenue le 14 décembre 2025 lors des célébrations de Hanoukka à Bondi, une plage de Sydney. Cet attentat avait fait quinze morts. Les deux assaillants, identifiés comme Sajid Akram et son fils Naveed, auraient été inspirés par l'idéologie du groupe djihadiste État islamique, selon les autorités australiennes.

Devant son auditoire conquis au Centre des conventions, le président Herzog a salué la communauté juive australienne, la qualifiant de "source d'inspiration par son lien avec Israël et par son engagement sioniste". Cependant, cette déclaration n'a pas suffi à apaiser les tensions, révélant plutôt les clivages profonds qui traversent la société australienne sur les questions liées au conflit israélo-palestinien.

Répercussions politiques et sociales

La visite d'État, initialement conçue pour favoriser un sentiment d'unité, a donc eu l'effet inverse, mettant en lumière les fractures au sein de la population. Les manifestations et l'intervention policière ont dominé l'actualité, éclipsant partiellement les objectifs diplomatiques de la visite. Cet événement souligne la complexité des relations internationales dans un contexte de polarisation croissante des opinions publiques sur les enjeux du Moyen-Orient.