Macron temporise le dialogue avec Poutine, Kiev privée de chauffage
Macron temporise dialogue Poutine, Kiev sans chauffage

Le point sur la guerre en Ukraine au 1.449e jour du conflit

Vous avez manqué les derniers développements concernant la guerre en Ukraine ? Voici une synthèse des événements clés de ce jeudi 12 février, alors que le conflit entame son 1.449e jour.

Le fait marquant : Macron revoit sa position sur le dialogue avec Poutine

Emmanuel Macron a finalement estimé qu'il n'y avait pas d'urgence à entamer des discussions avec le président russe Vladimir Poutine. Après avoir initialement semblé pressé de dialoguer avec le maître du Kremlin, le président français a déclaré, à l'issue d'un sommet informel en Belgique : « Ce n'est pas une question de jours, on prépare les choses ».

Il a ajouté : « Je pense qu'il faut surtout maintenant travailler sur nous, sur ce qu'on veut demander ». Selon lui, cette discussion avec Vladimir Poutine doit désormais être préparée entre Européens pour pouvoir, « au bon moment, être prêts ».

« Et nous qu'est-ce qu'on veut ? On veut les garanties de sécurité pour l'Ukraine, mais aussi on veut des choses pour les Européens », a précisé le chef de l'État.

La déclaration symbolique : le mouvement olympique face à la guerre

« Le mouvement olympique doit contribuer à mettre fin aux guerres, non pas faire le jeu des agresseurs », a déclaré le président ukrainien après la disqualification de Vladyslav Heraskevych de l'épreuve de skeleton des Jeux Olympiques de Milan-Cortina.

L'athlète avait voulu s'élancer avec un casque où étaient sérigraphiées les photos d'athlètes et d'entraîneurs tués dans les combats face aux Russes. Le Comité International Olympique, dont le règlement interdit les prises de position politiques, lui avait proposé de troquer ce casque contre un brassard noir. Vladyslav Heraskevych a refusé catégoriquement, préférant la disqualification au reniement de ses convictions.

Le chiffre alarmant : Kiev plongée dans le froid

2.600 immeubles de Kiev sont à nouveau privés de chauffage après les frappes russes de la nuit. Selon Vitali Klitschko, le maire de la capitale ukrainienne, 1.100 bâtiments résidentiels étaient déjà privés de chauffage avant cette énième attaque sur les infrastructures énergétiques.

Ces coupures massives illustrent la vulnérabilité croissante des services essentiels en Ukraine face aux assauts répétés de l'armée russe.

La tendance technologique : Moscou pousse vers une alternative à WhatsApp

Le Kremlin a confirmé le blocage de la messagerie américaine WhatsApp, pourtant très populaire en Russie. « Concernant le blocage de WhatsApp, il y avait effectivement une déclaration des pouvoirs compétents affirmant que, du fait de la réticence de l'entreprise à respecter la loi russe, cette décision avait été prise et mise en œuvre », a affirmé Dmitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine.

Cette décision intervient au moment où Moscou cherche à promouvoir une application locale plus facile à contrôler. Cette application, nommée MAX et lancée en 2025, est présentée par Vladimir Peskov comme une « alternative » qu'il appelle les Russes à utiliser.

Cette mesure s'inscrit dans une stratégie plus large du gouvernement russe visant à réduire la dépendance aux plateformes occidentales et à renforcer le contrôle sur les communications numériques sur son territoire.