L'UE hausse le ton contre les violences des colons en Cisjordanie
L'UE dénonce les violences des colons en Cisjordanie

L'Union européenne et plusieurs de ses États membres ont haussé le ton, mercredi 20 août, contre la colonisation israélienne en Cisjordanie, dénonçant des « niveaux sans précédent » de violences commises par des colons israéliens. Dans une déclaration commune, les Vingt-Sept ont appelé Israël à « cesser toute activité de colonisation » et à « prendre des mesures concrètes pour protéger la population palestinienne ».

Une escalade alarmante des violences

Cette prise de position intervient alors que les violences de colons se multiplient en Cisjordanie occupée. Selon l'ONU, plus de 1 000 attaques de colons ont été recensées depuis le début de l'année, un chiffre en forte hausse par rapport aux années précédentes. Les incidents incluent des incendies de terres agricoles, des destructions de biens, ainsi que des agressions physiques contre des Palestiniens.

Le mois dernier, un village palestinien du nord de la Cisjordanie a été particulièrement touché, avec des dizaines de maisons et de véhicules incendiés par des colons, provoquant l'indignation de la communauté internationale. Les autorités israéliennes ont ouvert une enquête, mais les critiques dénoncent une impunité persistante.

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La position européenne : une condamnation ferme

Dans leur déclaration, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont exprimé leur « profonde préoccupation » face à la détérioration de la situation. Ils ont également appelé à la mise en œuvre de mesures de responsabilisation, afin que les auteurs de ces violences répondent de leurs actes. « Ces actes sont inacceptables et doivent cesser immédiatement », a déclaré le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Plusieurs pays, dont la France, l'Allemagne et l'Espagne, ont individuellement condamné ces violences et demandé des comptes à Israël. Paris a notamment évoqué la possibilité de sanctions ciblées contre les colons extrémistes, une option qui reste toutefois à l'étude.

Des conséquences pour le processus de paix

L'UE a également souligné que ces violences compromettent la viabilité de la solution à deux États, considérée comme la base des négociations de paix. « La colonisation et la violence des colons sapernt les perspectives de paix et alimentent le cycle de la violence », a ajouté Josep Borrell.

Cette nouvelle escalade survient dans un contexte déjà tendu, marqué par l'absence de négociations depuis plusieurs années. Les observateurs craignent que la situation ne se dégrade davantage, alors que les appels à une intervention internationale se multiplient. L'UE devrait aborder ce sujet lors de sa prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères, prévue en septembre.

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