Un dispositif policier sans précédent à Londres
La police londonienne a déployé des moyens inédits ce samedi pour encadrer trois événements majeurs : une marche d'extrême droite menée par Tommy Robinson, une manifestation propalestinienne et la finale de la Coupe d'Angleterre entre Manchester City et Chelsea au stade de Wembley. Quelque 4 000 policiers sont mobilisés, avec des véhicules blindés, drones, hélicoptères et des caméras de reconnaissance faciale en direct, une première lors d'une manifestation.
La marche « Unite the Kingdom »
Baptisée « Unite the Kingdom », cette marche n'est pas affiliée au parti anti-immigration Reform UK, mais intervient après le succès électoral de Nigel Farage aux scrutins locaux. Tommy Robinson, de son vrai nom Stephen Yaxley-Lennon, espère reproduire le succès de sa marche de septembre, qui avait rassemblé jusqu'à 150 000 personnes. Il a exhorté les participants à ne pas porter de masques, à éviter l'alcool et à rester paisibles.
Des tensions sécuritaires accrues
La police s'attend à une participation dépassant 50 000 personnes. Downing Street a interdit l'entrée au Royaume-Uni à 11 « agitateurs étrangers d'extrême droite », dont l'Américano-Colombienne Valentina Gomez, connue pour ses propos anti-musulmans. Le Premier ministre Keir Starmer a qualifié les organisateurs de « voyous et racistes condamnés par la justice ». Des restrictions de parcours ont été imposées pour tenir éloignés les sympathisants de Tommy Robinson et les manifestants propalestiniens.
La menace terroriste et les craintes de débordements
Le Royaume-Uni a rehaussé son niveau de menace terroriste à « sévère » après une attaque au couteau contre deux hommes juifs et des incendies antisémites. La police redoute que des hooligans ne se joignent à la marche, en raison de la finale de la Coupe d'Angleterre. Les caméras de reconnaissance faciale visent à identifier les suspects recherchés. La police a promis d'arrêter toute personne scandant « Mondialisons l'intifada ».



