José Olger Melo Charry, soldat de la Légion étrangère française, est retenu en otage depuis le 6 août. Alors qu'il était en permission dans son pays d'origine, il a été enlevé il y a trois semaines dans le sud-ouest de la Colombie. L'enlèvement est attribué à l'État-major central (EMC), un groupe de dissidents de la guérilla des Farc, qui ont refusé de signer l'accord de paix de 2016 avec le gouvernement colombien.
Un chef rebelle très recherché
À la tête de ces rebelles se trouve un homme connu sous le nom d'Ivan Mordisco, considéré comme le guérillero le plus recherché de Colombie. Selon RFI, le commandant en chef de la dissidence des Farc, de son vrai nom Nestor Gregorio Vera Fernandez, est l'ennemi public numéro un dans son pays. Il est activement recherché depuis de nombreuses années, avec une récompense de cinq milliards de pesos (plus d'un million d'euros) promise à toute personne fournissant des informations menant à sa capture.
Des accusations graves
Les autorités colombiennes accusent Ivan Mordisco de terrorisme, de meurtres et de trafic de drogue. L'ancien président colombien Gustavo Petro l'a décrit comme « un trafiquant déguisé en révolutionnaire ». Selon la radio, il serait à la tête d'un groupe de 3 000 guérilleros implantés dans tout le pays.
Un groupe lié à un attentat meurtrier
Le groupe est soupçonné d'être à l'origine de l'attentat à la bombe qui a fait 21 morts et 56 blessés parmi les civils dans le département du Cauca fin avril. Cet enlèvement soulève des questions sur la sécurité des militaires français en permission dans des zones sensibles, et les autorités colombiennes poursuivent leurs recherches pour retrouver le soldat.



