Un militaire franco-colombien de la Légion étrangère française a été enlevé le 6 août 2026 dans le département de Nariño, dans le sud-ouest de la Colombie, alors qu'il circulait sur une route. Les responsables présumés de cet enlèvement sont des dissidents de la guérilla des Farc, qui avaient refusé de signer l'accord de paix de 2016, selon un rapport de l'armée consulté par l'AFP.
Un enlèvement attribué aux dissidents des Farc
Le caporal José Olger Melo Charry, engagé dans l'armée française depuis quatre ans, était en permission dans son pays d'origine, a déclaré jeudi 27 août 2026 le colonel Mauricio Osorio à la radio colombienne Blu Radio. Les rebelles l'ont enlevé après avoir réalisé qu'il appartenait à la Légion étrangère française, indique le document militaire.
Le groupe accusé de cet enlèvement est dirigé par un homme connu sous le nom d'Ivan Mordisco, le guérillero le plus recherché de Colombie. Les groupes armés du pays, principalement impliqués dans le trafic de drogue et l'exploitation minière illégale, ont recours aux enlèvements pour extorquer de l'argent ou faire pression sur les autorités.
Un contexte de lutte contre les guérillas
Le président Abelardo de la Espriella, tenant de la droite dure, affiche depuis son arrivée au pouvoir début août une politique de lutte sans merci contre les guérillas et les narcotrafiquants, avec le soutien des États-Unis. Son prédécesseur de gauche, Gustavo Petro, lui-même ancien membre d'une autre guérilla dissoute, avait échoué dans la plupart de ses tentatives de conclure la paix, et de nombreux experts soulignent que les groupes armés se sont renforcés durant sa présidence.
Le département de Nariño, où a eu lieu l'enlèvement, est une zone où les groupes armés restent très actifs. L'armée colombienne a annoncé l'enlèvement jeudi 27 août, sans préciser les démarches en cours pour obtenir la libération du caporal.



