Le Corps fasciste iranien, clé du régime
Le Corps fasciste iranien, clé du régime

Selon une tribune publiée dans Le Monde datée du 23 août 2026, la République islamique d’Iran se serait sans doute déjà effondrée si elle n’était pas dotée de son « corps fasciste ». Cette expression désigne l’appareil répressif du régime, qui joue un rôle central dans le maintien au pouvoir de la théocratie iranienne.

Un pilier central du régime

L’auteur de la tribune explique que ce « corps fasciste » est un élément structurel du système politique iranien. Il ne s’agit pas d’un simple outil de répression, mais d’une composante organique qui imprègne l’ensemble des institutions. Ce corps, qui inclut notamment les Gardiens de la Révolution et les milices Bassidji, est présent dans tous les rouages de l’État et de la société.

La tribune affirme que ce dispositif a permis au régime de survivre à des crises majeures, notamment les soulèvements populaires de 2009, 2019 et 2022. À chaque fois, la répression a été décisive pour étouffer les contestations. L’auteur souligne que sans cette force, le régime aurait probablement succombé à la pression populaire et aux contradictions internes.

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Une répression multiforme

Le « corps fasciste » ne se limite pas à la violence physique. Il opère également à travers la surveillance généralisée, la censure des médias, le contrôle de l’internet et l’infiltration des mouvements d’opposition. Cette approche globale vise à neutraliser toute forme de résistance avant même qu’elle ne se développe.

L’article rappelle que ce système s’est perfectionné au fil des décennies, s’adaptant aux nouvelles technologies et aux tactiques des opposants. La répression est devenue plus sophistiquée, combinant outils numériques et méthodes traditionnelles. Cette évolution a renforcé l’emprise du régime sur la population.

Une fragilité paradoxale

Malgré sa puissance apparente, ce « corps fasciste » révèle une fragilité profonde du régime. L’auteur de la tribune souligne que la nécessité de maintenir un appareil répressif aussi massif témoigne de l’illégitimité du système aux yeux d’une grande partie de la population. Le régime doit sans cesse recourir à la force pour se maintenir, ce qui érode sa base sociale.

La tribune conclut que cette dépendance à la répression est une arme à double tranchant. D’un côté, elle assure la survie immédiate du régime ; de l’autre, elle creuse un fossé irréconciliable entre l’État et la société. Cette dynamique pourrait, à terme, précipiter l’effondrement que le corps fasciste est censé empêcher.

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