Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la révolution, a fait sa première apparition publique depuis le début de la guerre déclenchée en février par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Selon des images diffusées vendredi par les médias iraniens, il s’est recueilli à Téhéran devant la dépouille d’Ali Khamenei, l’ancien guide suprême tué lors d’un bombardement israélo-américain le 28 février.
Une apparition discrète et prudente
Discret depuis le début du conflit, probablement pour éviter d’être assassiné comme son prédécesseur, Ahmad Vahidi a posé la main sur le cercueil et prié, d’après une photo relayée par l’agence de presse Fars. Cette absence prolongée avait suscité des interrogations sur son sort, mais il semble désormais prendre part aux hommages rendus à l’ayatollah.
Des funérailles nationales de grande ampleur
Les funérailles de l’ancien guide suprême doivent débuter samedi pour un hommage national de trois jours. Entre 15 et 20 millions de personnes sont attendues dans la capitale iranienne Téhéran, où le cercueil d’Ali Khamenei sera exposé pendant trois jours. Un cortège transportant sa dépouille défilera lundi dans les rues de la ville, où de nombreuses affiches et slogans rendent hommage au « martyr ». Mardi, le cortège se rendra à Qom, la ville sainte du chiisme.
Un contexte de guerre et de deuil national
La mort d’Ali Khamenei, survenue dans le cadre du conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël, a plongé le pays dans un deuil national. Les autorités iraniennes ont appelé à une mobilisation massive pour ces funérailles, qui devraient être les plus importantes depuis la révolution islamique de 1979. La présence d’Ahmad Vahidi, figure clé du régime, marque un tournant dans la communication publique des Gardiens de la révolution, jusqu’alors très discrets.



