Escalade militaire dans le sud du Liban
Israël a intensifié ses opérations militaires dans le sud du Liban, élargissant sa zone de contrôle par des bombardements aériens et des ordres d'évacuation forcée. Depuis plusieurs semaines, l'armée israélienne a multiplié les frappes contre des positions du Hezbollah, mais aussi contre des infrastructures civiles, selon des témoins et des sources locales. Les habitants de nombreux villages frontaliers ont reçu des appels téléphoniques et des tracts les sommant de quitter leurs maisons sous peine de représailles.
Une population prise au piège
Les ordres d'évacuation, émis par l'armée israélienne, concernent désormais une zone s'étendant sur plusieurs kilomètres à l'intérieur du territoire libanais. Des milliers de familles ont fui vers Beyrouth et d'autres régions, mais beaucoup sont bloquées par les routes endommagées et les combats. Les organisations humanitaires alertent sur une situation critique, avec des pénuries d'eau, de nourriture et de médicaments. Les écoles et les hôpitaux ont été fermés dans les zones touchées.
L'offensive israélienne vise à détruire les infrastructures du Hezbollah, mais les frappes touchent également des habitations et des terres agricoles. Selon le ministère libanais de la Santé, au moins 120 personnes ont été tuées et plus de 500 blessées depuis le début de l'opération. Les Nations unies ont appelé à une désescalade immédiate, mais Israël justifie ses actions par la nécessité de sécuriser sa frontière nord.
Réactions internationales
La communauté internationale s'inquiète de cette escalade. La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, a condamné les bombardements et demandé le respect du droit international humanitaire. Les États-Unis, tout en réaffirmant leur soutien à Israël, ont appelé à la retenue. De son côté, le Hezbollah a promis de riposter, augmentant les risques d'un conflit régional plus large.
Au Liban, le gouvernement dénonce une violation de sa souveraineté et réclame une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU. Les manifestations ont éclaté à Beyrouth et dans d'autres villes pour protester contre l'agression israélienne. La crise humanitaire s'aggrave, avec plus de 200 000 déplacés selon les estimations. Les besoins en aide d'urgence sont immenses, mais l'accès humanitaire est entravé par les combats.
Israël affirme que ses opérations sont ciblées et temporaires, mais les bombardements se poursuivent sans relâche. Les analystes estiment que cette offensive pourrait durer plusieurs mois, avec des conséquences désastreuses pour la population civile libanaise déjà éprouvée par des années de crise économique et politique.



