Israël rejette le plan américain, Infantino accusé, canicule : le récap du week-end
Israël rejette le plan US, Infantino accusé, canicule : le récap

Le week-end des 8 et 9 août a été marqué par le rejet israélien du plan américain pour Gaza, de nouvelles tensions dans le détroit d'Ormuz, des accusations de favoritisme contre Gianni Infantino, une cinquième vague de canicule en France et une crise diplomatique entre l'Espagne et l'Italie.

Israël rejette le plan américain pour Gaza

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a annoncé dimanche 9 août qu'Israël « rejette » la dernière feuille de route américaine, pourtant acceptée par le Hamas. Ce plan, censé lancer la deuxième étape du processus de paix à Gaza, prévoyait un lien entre le désarmement du Hamas et un retrait progressif des troupes israéliennes. Netanyahou a conditionné tout retrait à un « véritable » désarmement du mouvement islamiste, rejetant un « désarmement fictif ».

Cette décision intervient alors que le Premier ministre fait face à une forte contestation de ses alliés d'extrême droite, à quelques mois d'élections législatives délicates. Dans la foulée, le Hamas a appelé les États-Unis à faire pression sur Netanyahou pour qu'il respecte la feuille de route, dénonçant des entraves liées à des « raisons de politique intérieure ou électorale ».

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Ormuz : l'Iran pose ses conditions

Les négociations entre les États-Unis et l'Iran patinent toujours. Les Gardiens de la Révolution ont réaffirmé dimanche que le détroit d'Ormuz, vital pour le commerce mondial des hydrocarbures, restera verrouillé tant que Washington n'acceptera pas « toutes » les conditions posées par Téhéran. Ces conditions incluent la fin définitive de la guerre et de l'agression contre l'Iran et ses alliés, la levée du blocus des ports iraniens, une indemnisation intégrale des dommages, la levée des sanctions et le déblocage sans condition des avoirs iraniens gelés.

Le président américain Donald Trump, qui avait promis un déblocage imminent, voit ses espoirs s'éloigner. Samedi, un pétrolier de la compagnie émiratie Adnoc a été visé par un missile dans le détroit, sans faire de victimes, Abou Dhabi imputant l'attaque à l'Iran. Selon Adnoc, 15 de ses navires ont été pris pour cible depuis le début de la guerre fin février.

Infantino accusé de favoritisme à l'UEFA

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, est dans la tourmente. Selon le « Telegraph », il aurait usé de son pouvoir pour promouvoir une employée de l'UEFA avec laquelle il entretenait une relation intime, alors qu'il était secrétaire général de la confédération européenne de 2009 à 2016. La Fifa a réfuté « fermement » ces allégations, les qualifiant de « catégoriquement fausses » et de « diffamatoires ».

Cette affaire s'ajoute à la crise déclenchée fin juillet par la révélation de son projet, finalement abandonné, d'ouvrir la Fifa à des investisseurs privés. Infantino, candidat à sa propre succession en mars prochain, voit sa position fragilisée.

Cinquième vague de canicule en France

Treize départements ont été placés en vigilance orange canicule dimanche, et neuf autres doivent les rejoindre à partir de lundi midi, selon Météo France. À 15 heures, le mercure a atteint 36,8 °C au Luc (Var), 36 °C à Orange (Vaucluse), 35,1 °C à Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence) et 34,9 °C à Figari (Corse-du-Sud).

Cette nouvelle vague de chaleur aggrave une situation déjà critique pour l'agriculture française, touchée par la sécheresse et les incendies. Le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, a estimé samedi qu'il faudrait un « choc de réactivité » pour faire face à une « catastrophe » inédite, évoquant des pertes de plusieurs « milliards d'euros ». Il a comparé la sécheresse actuelle à celle de 1976, soulignant que les assurances ne pourront pas couvrir un tel niveau de sinistralité.

Crise diplomatique entre l'Espagne et l'Italie

L'Espagne a instauré, depuis samedi minuit et jusqu'au 7 septembre, des contrôles temporaires aux frontières pour les voyageurs en provenance d'Italie, par mesure de rétorsion après des restrictions similaires imposées par Rome. Ces contrôles, effectués « de manière aléatoire », concernent principalement les ressortissants de pays tiers, afin de vérifier le respect du Code frontières Schengen, a précisé le ministère de l'Intérieur espagnol.

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Cette brouille rare entre deux alliés de l'UE et de l'Otan survient après l'afflux de 72 000 migrants ayant franchi la frontière depuis le Maroc vers Ceuta la semaine dernière. Si Madrid affirme qu'au moins 70 000 migrants sont retournés au Maroc, l'Italie a indiqué n'avoir « en aucun cas l'intention de revenir » sur sa décision de suspendre l'accord de Schengen pour les ressortissants de pays tiers en provenance d'Espagne, au moins jusqu'au 15 août.