Le Royaume-Uni, le Canada et l'Australie ont qualifié de « honteuse » la décision d'Israël de clore son enquête sur la mort de sept humanitaires, tués lors d'une frappe aérienne à Gaza. Les trois pays, dont les ressortissants figurent parmi les victimes, ont exigé des comptes et dénoncé l'absence de poursuites.
Une enquête close sans poursuites
L'armée israélienne a annoncé, vendredi 21 août, la clôture de son enquête sur la mort de sept employés de l'ONG World Central Kitchen, tués le 1er avril lors d'une frappe aérienne dans la bande de Gaza. Selon l'enquête militaire, l'incident résulterait d'une « erreur d'identification » et aucune poursuite pénale ne sera engagée.
Les sept victimes étaient des ressortissants de plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, le Canada et l'Australie. Cette décision a immédiatement suscité une vive réaction diplomatique de la part de ces trois États, qui ont exprimé leur indignation dans des déclarations séparées.
Réactions diplomatiques indignées
Le ministère britannique des Affaires étrangères a publié un communiqué dans lequel il juge « honteuse » la décision israélienne. Londres a également convoqué l'ambassadeur d'Israël pour obtenir des éclaircissements. Le Canada a suivi la même voie, son ministère des Affaires étrangères dénonçant une « absence de responsabilité » et appelant à une enquête internationale indépendante.
L'Australie, dont une ressortissante figure parmi les victimes, a également exprimé sa « profonde déception » et a demandé à Israël de revoir sa position. Les trois pays ont réaffirmé leur soutien au droit international humanitaire et ont appelé à la protection des travailleurs humanitaires dans les zones de conflit.
Un précédent de tensions diplomatiques
Cet incident s'ajoute à une série de tensions entre Israël et plusieurs de ses alliés occidentaux, notamment sur la conduite de la guerre à Gaza. La mort des humanitaires de World Central Kitchen avait déjà provoqué une vague d'émotion internationale en avril, et la clôture de l'enquête sans poursuites risque de raviver les critiques.
Les trois gouvernements ont indiqué qu'ils continueraient à suivre de près la situation et n'ont pas exclu de nouvelles mesures, notamment diplomatiques, pour obtenir justice pour les victimes. La décision israélienne pourrait également avoir des répercussions sur la coopération militaire et le soutien politique dont bénéficie Israël de la part de ces pays.



