Iran : un triumvirat assure l'intérim après la mort de Khamenei, la résistance annonce la fin d'une ère
Iran : un triumvirat assure l'intérim après la mort de Khamenei

Un triumvirat prend les rênes en Iran après l'assassinat du guide suprême

La disparition d'Ali Khamenei, guide suprême de l'Iran, marque un tournant historique selon la résistance iranienne. Afchine Alavi, membre du Conseil national de la résistance iranienne, déclare à 20 Minutes : « Avec la disparition de Khamenei, la tête du serpent est morte ». Cette organisation se présente comme un parlement en exil et une alternative politique de transition pour le pays.

La formation d'un Conseil de direction provisoire

Face à ce vide du pouvoir, le régime a rapidement constitué un Conseil de direction provisoire chargé d'assurer l'intérim jusqu'à l'élection d'un nouveau guide suprême. Ce triumvirat réunit trois figures clés :

  • Massoud Pezeshkian, président de la République islamique
  • Gholamhossein Mohseni Ejei, chef du pouvoir judiciaire
  • Alireza Arafi, dignitaire religieux membre de l'Assemblée des Experts et du Conseil des Gardiens de la Révolution

Un quatrième acteur, Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale, est également appelé à jouer un rôle majeur dans cette période de transition.

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Portrait des membres du triumvirat

Massoud Pezeshkian, 71 ans, est le président élu en juillet 2024 suite au décès de son prédécesseur dans un accident d'hélicoptère. Ce chirurgien cardiaque devenu homme politique, né à Mahabad dans une famille mixte turco-kurde, est considéré comme un réformateur. Il a dirigé le gouvernement durant des périodes particulièrement troublées, dont la guerre de douze jours en 2025 et les manifestations massives de début janvier. Dimanche, il a qualifié l'assassinat de Khamenei de « déclaration de guerre contre les musulmans partout dans le monde ».

Gholamhossein Mohseni Ejei, 69 ans, est une figure emblématique de l'appareil judiciaire et sécuritaire iranien. Nommé chef du pouvoir judiciaire en 2021 par Khamenei lui-même, ce religieux chiite titulaire d'une maîtrise en droit international a été placé sous sanctions américaines en 2010 pour son rôle dans la répression des manifestations post-électorales de 2009. Il a déclaré que « la grande nation iranienne ne pardonnera jamais le sang versé de son guide héroïque ».

Alireza Arafi, 65 ans, est le plus jeune et le moins connu des trois. Deuxième vice-président de l'Assemblée des Experts et membre du Conseil des Gardiens de la Révolution, il dirige également le centre de gestion des séminaires chiites. Emprisonné à 16 ans pour son opposition au chah, il affirme que « la nation poursuivra le chemin de la révolution et vengera le sang du peuple ».

Le rôle crucial d'Ali Larijani

Ali Larijani, 68 ans, chef du Conseil suprême de sécurité nationale, bénéficie d'une longue carrière au sein des forces armées, des médias et du Parlement. Fils d'un dignitaire chiite proche de Khomeini, ancien combattant des Gardiens de la Révolution et principal négociateur sur le nucléaire entre 2005 et 2007, c'est lui qui a présenté les plans de transition post-Khamenei. Sur X, il a juré de frapper Israël et les États-Unis « avec une force qu'ils n'ont jamais connue ».

Cette période de transition s'annonce cruciale pour l'avenir de l'Iran, alors que la résistance iranienne en exil voit dans la disparition de Khamenei l'opportunité d'un changement politique profond que de nombreux Iraniens et Iraniennes espèrent depuis longtemps.

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