Iran : Téhéran jure de « briser » Washington après des frappes meurtrières
Iran jure de « briser » Washington après des frappes meurtrières

L’Iran a lancé ce mercredi 2 septembre des frappes d’envergure au Moyen-Orient contre des alliés des États-Unis, en riposte à des bombardements américains meurtriers ayant fait 19 morts sur son sol, dont quatre civils lors d’un mariage. Téhéran jure de « briser » Washington, faisant bondir le pétrole.

Une riposte tous azimuts contre les alliés américains

Les forces armées iraniennes ont revendiqué des frappes contre la Jordanie, le Koweït, Bahreïn, l’Irak et les Émirats arabes unis. En Jordanie, l’armée a annoncé avoir détruit dix missiles iraniens, ajoutant que trois autres s’étaient écrasés à l’écart de zones habitées, sans faire de blessés. Le Koweït a signalé un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale après une attaque de drone, tandis qu’en Irak des explosions ont été entendues à Erbil, où les Gardiens ont dit avoir attaqué des bases américaines. Le Bahreïn a également été visé.

Le président américain Donald Trump a averti : « Hier soir, nous avons détruit bien plus que leur radar. L’attaque a été très violente, et nous sommes prêts à en lancer une autre à tout moment. » Il a également suggéré de rebaptiser le détroit d’Ormuz, le « détroit Trump ».

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Un bilan humain lourd et des accusations de crime de guerre

Les bombardements américains ont fait au total 19 morts, dont sept membres des forces armées mais aussi des civils, l’un des bilans les plus élevés depuis plusieurs mois. Les médias d’État iraniens ont donné un bilan d’au moins 11 morts civils : quatre au cours d’un mariage dans le district de Sirik (sud-est), où près de 70 personnes ont été blessées, et sept dans la région du Khouzestan (ouest). Les Gardiens ont aussi annoncé quatre morts dans leurs rangs, ainsi que quatre dans la branche paramilitaire du Bassidj.

Le président du Parlement iranien et négociateur en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf, a qualifié les États-Unis de « Satan » après l’attaque du mariage, rappelant aussi le bombardement d’une école de Minab qui a tué 155 personnes, dont 120 enfants, aux premières heures de la guerre. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a fustigé un « crime de guerre », déplorant qu’une « cérémonie de mariage ait été sauvagement bombardée dans le cadre de la lutte désespérée des États-Unis pour dissimuler leur échec ».

Conséquences économiques et nouvelles menaces iraniennes

Conséquence directe : les cours des hydrocarbures ont de nouveau bondi, le Brent repassant le seuil des 90 dollars (environ 77 euros). L’armée américaine n’a pas réagi à la frappe ayant touché le mariage, mais affirmé « ne jamais prendre pour cible des civils, contrairement aux Gardiens ».

Déterminé à riposter, l’Iran a prévenu les États-Unis qu’ils devaient désormais s’attendre à une « nouvelle stratégie » destinée à « briser les fondements » de l’ennemi, sans en détailler les contours. Il a aussi adressé une nouvelle mise en garde à « tout pays coopérant avec l’armée américaine agressive ».

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