Les Gardiens de la révolution, armée idéologique de Téhéran, ont affirmé lundi avoir frappé des bases américaines en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït, selon l'agence officielle Irna. Les États-Unis ont de leur côté attaqué « des dizaines de cibles » en Iran.
Attaques iraniennes contre des bases américaines
Dans des messages successifs citant des communiqués des Gardiens, Irna fait état d'attaques contre la base aérienne Prince Hassan en Jordanie, le centre de commandement de drones américain à Bahreïn, ainsi que les bases d'Ali al-Salem et Ahmad al-Jaber au Koweït.
Frappes américaines en Iran
L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre « des dizaines de cibles » en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à « garantir que la liberté de navigation reste assurée » dans le détroit d'Ormuz. Les forces américaines « ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations », a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.
Une personne a été tuée et quatre blessées lundi matin dans un bombardement américain sur la ville de Mahchahr, dans le sud-ouest de l'Iran, selon un responsable local cité par l'agence officielle Irna.
Réaction de l'Iran
L'Iran a « fermement condamné » dans la nuit de dimanche à lundi les frappes américaines sur son territoire et reproché à Washington d'avoir « réduit à néant tous les efforts de ces derniers mois » visant à rétablir la paix dans la région. Téhéran a également accusé les États-Unis d'avoir « ouvertement violé quasiment tous les termes » du protocole d'accord conclu en juin et causé le « retour de l'insécurité » dans le détroit d'Ormuz, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.



