Royaume-Uni : l'interdiction du groupe Palestine Action confirmée en appel
Interdiction de Palestine Action confirmée en appel au Royaume-Uni

La cour d'appel britannique a confirmé ce jeudi l'interdiction du groupe militant pro-palestinien Palestine Action, rejetant ainsi le recours de l'organisation. Cette décision fait suite à une interdiction initiale imposée par le gouvernement britannique en janvier dernier, qui avait qualifié le groupe de « menace pour la sécurité nationale ».

Une décision motivée par la sécurité nationale

Dans son arrêt, la cour d'appel a estimé que les activités de Palestine Action, qui consistent notamment en des actions de désobéissance civile contre des entreprises liées à Israël, justifient pleinement l'interdiction. Les juges ont souligné que le groupe « encourage et participe à des actes de vandalisme et d'intimidation », ce qui représente un risque pour l'ordre public et la sécurité nationale.

Les arguments du groupe contestataire

Palestine Action avait contesté cette interdiction en faisant valoir que ses actions étaient « non violentes et légitimes » dans le cadre de la défense des droits des Palestiniens. L'organisation dénonce depuis des années les liens commerciaux entre le Royaume-Uni et Israël, ciblant notamment des usines d'armement et des entreprises considérées comme complices de l'occupation israélienne.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

L'avocat du groupe avait plaidé que l'interdiction portait atteinte à la liberté d'expression et au droit de manifester. Cependant, la cour a estimé que ces droits pouvaient être limités face à la « gravité des actes commis ».

Une jurisprudence importante

Cette décision d'appel constitue une jurisprudence significative au Royaume-Uni en matière de lutte contre le militantisme extrême. Le gouvernement britannique s'est félicité de cette confirmation, affirmant que « la sécurité nationale prime sur toute autre considération ». De son côté, Palestine Action a annoncé son intention de se pourvoir en cassation, estimant que cette décision « criminalise la solidarité avec la Palestine ».

Le groupe, créé en 2020, revendique une quarantaine d'actions directes, dont le blocage de sites industriels et l'occupation de bâtiments. Ses militants se présentent comme des « activistes non violents », mais les autorités les considèrent comme « extrémistes et dangereux ».

Réactions politiques

La décision a suscité des réactions contrastées. Des députés travaillistes ont exprimé leur inquiétude quant à un possible « étouffement de la contestation légitime », tandis que des voix conservatrices ont salué une « fermeté nécessaire face à la radicalisation ». Plusieurs organisations de défense des droits humains ont également critiqué l'interdiction, la jugeant « disproportionnée ».

Cette affaire intervient dans un contexte de tensions accrues au Proche-Orient, où le conflit israélo-palestinien continue de faire des victimes. Le Royaume-Uni, allié historique d'Israël, maintient une position de fermeté envers les groupes qu'il considère comme « menaçant la sécurité nationale ».

En attendant un éventuel pourvoi en cassation, Palestine Action reste interdit sur le sol britannique, et ses membres s'exposent à des poursuites pénales s'ils poursuivent leurs activités.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale