Les images sont saisissantes. Le 13 mai, dans le district de Bareilly, au nord de l’Inde, un ouvrier a été happé par une rafale de vent alors qu’il tentait de réparer un toit en tôle à l’aide d’une corde. Le vent soufflait jusqu’à 130 km/h. La structure s’est soulevée d’un coup, emportant l’homme avec elle. Son vol a duré près de quatre secondes. Il a atterri à plus de 20 mètres du bâtiment, dans un champ de maïs gorgé d’eau qui a amorti sa chute.
Un miraculé extrait de la boue
Très vite, des villageois ont accouru et l’ont extrait de la boue. Le miraculé est reparti debout, avant d’être transporté à l’hôpital le plus proche. Il souffre de multiples fractures aux bras et aux jambes et reste sous surveillance.
Selon l’agence Press Trust of India, qui affirme avoir recueilli son témoignage à l’hôpital, un homme se présentant comme Nanhe Ansari, identifié comme étant celui que l’on voit sur la vidéo, a raconté sa chute : « J’ai été soulevé à près de 15 mètres dans les airs avec la tôle, puis projeté à environ 24 mètres. Je suis tombé dans un champ de maïs rempli d’eau. Je pensais que je ne survivrais pas, mais je suis toujours en vie. »
Au moins 111 morts dans l’Uttar Pradesh
Dans l’Uttar Pradesh, État le plus peuplé d’Inde avec plus de 240 millions d’habitants, les violents orages qui s’abattent depuis mercredi ont fait au moins 111 morts et 72 blessés, selon un nouveau bilan communiqué vendredi par le bureau du commissaire en charge des secours. Le précédent bilan faisait état de 89 décès.
Les dégâts matériels sont également considérables : toits arrachés, arbres déracinés bloquant des routes, maisons endommagées par centaines. Les autorités locales ont reçu pour instruction de verser une aide financière aux familles affectées.
Des phénomènes extrêmes de plus en plus fréquents
Ce type d’épisode n’est pas rare dans l’Uttar Pradesh. Chaque année, à l’approche de la mousson, tempêtes et foudre y provoquent de nombreux décès. Mais le service météorologique indien met en garde contre une augmentation de ces phénomènes extrêmes, que les experts relient à la hausse des températures et à la modification des régimes climatiques.



