En Inde, la polémique enfle après qu'un responsable politique a qualifié des étudiants manifestants de 'cafards'. Le Premier ministre Narendra Modi a tenté d'apaiser la situation en appelant au calme et en promettant des réformes.
Des propos incendiaires
Tout a commencé lorsque le ministre en chef de l'Uttar Pradesh, Yogi Adityanath, a utilisé le terme 'cafards' pour désigner des étudiants qui protestaient contre une réforme de l'éducation. Les étudiants, issus de communautés défavorisées, réclamaient un meilleur accès aux bourses et aux places dans les universités.
Les propos de Yogi Adityanath ont provoqué une vague d'indignation à travers le pays. Des milliers d'étudiants sont descendus dans les rues de plusieurs villes, dont New Delhi, Lucknow et Mumbai, pour dénoncer ce qu'ils considèrent comme une insulte et une discrimination.
La réponse de Modi
Face à la pression croissante, Narendra Modi a pris la parole. 'Je comprends la colère des jeunes. Nous devons dialoguer et trouver des solutions', a-t-il déclaré lors d'un discours télévisé. Il a promis de revoir la réforme de l'éducation et d'augmenter les bourses pour les étudiants défavorisés.
Selon des sources gouvernementales, le nombre de manifestants a atteint 50 000 dans tout le pays. Les affrontements avec la police ont fait au moins 12 blessés légers.
Un contexte tendu
Cette controverse intervient dans un climat social déjà tendu en Inde, où les inégalités d'accès à l'éducation sont criantes. Les associations étudiantes dénoncent une politique discriminatoire qui favorise les castes supérieures.
'Ces propos sont le reflet d'une mentalité élitiste qui méprise les plus pauvres', a affirmé Ravi Kumar, porte-parole de l'Union nationale des étudiants d'Inde. 'Nous ne nous tairons pas tant que des mesures concrètes ne seront pas prises.'
Des réformes en vue
Le gouvernement a annoncé la création d'une commission chargée d'évaluer l'impact de la réforme sur les étudiants défavorisés. Les conclusions sont attendues dans un mois. En attendant, des mesures d'urgence ont été décrétées, comme le gel des frais de scolarité dans les universités publiques.
Reste à savoir si ces annonces suffiront à calmer la colère des étudiants. Les manifestations se poursuivent et pourraient s'intensifier si les promesses ne sont pas tenues.



