En Inde, un parti politique pas comme les autres fait parler de lui. Le Parti du peuple des cafards (CPP), fondé en 2013, utilise l'humour et la satire pour dénoncer les défaillances des dirigeants indiens en matière d'environnement et de justice sociale. Leur dernière action en date : une pétition demandant aux ministres de rendre des comptes sur leurs promesses non tenues.
Des actions symboliques pour alerter l'opinion
Le CPP a récemment organisé une manifestation devant le Parlement à New Delhi, où des militants déguisés en cafards ont brandi des pancartes moquant les politiques. « Les cafards survivent à tout, même aux mauvais gouvernements », a déclaré le fondateur du parti, Rahul Singh, selon le journal local The Hindu. L'objectif : attirer l'attention sur les problèmes de pollution de l'air et d'accès à l'eau potable.
Le parti revendique plus de 10 000 sympathisants sur les réseaux sociaux. Il a déjà tenté de se présenter aux élections locales, sans succès. Mais son influence grandit, notamment auprès des jeunes urbains.
Un humour acide pour faire bouger les lignes
Le CPP se définit comme un « parti politique fictif » qui utilise la satire pour critiquer le système. « Nous ne voulons pas vraiment du pouvoir, nous voulons que les vrais politiciens aient honte », explique Singh. Le parti a notamment proposé des lois absurdes, comme l'obligation pour les députés de vivre dans les bidonvilles une semaine par an.
Selon un sondage réalisé par le CPP, 70 % des Indiens estiment que les politiciens ne tiennent pas leurs promesses. « Notre pays a besoin de rire de ses problèmes pour les résoudre », ajoute un bénévole du parti.
Un impact médiatique certain
Malgré son caractère humoristique, le CPP est pris au sérieux par certains médias. Le quotidien The Times of India a salué « une initiative originale pour responsabiliser les élus ». Le parti espère que ses actions inciteront les citoyens à s'engager davantage dans la vie politique.



