L'Inde, cible de la colère bangladaise après l'exil de Sheikh Hasina à New Delhi
Inde cible de colère au Bangladesh après exil de Sheikh Hasina

L'Inde, cible de la colère bangladaise après l'exil de Sheikh Hasina à New Delhi

Le premier ministre indien, Narendra Modi, à New Delhi, le jeudi 29 janvier 2026. MANISH SWARUP / AP. Le pays est conspué dans les meetings, dans la rue et dans les médias. L'Inde est devenue un épouvantail au Bangladesh. Le grand voisin, l'allié-clé de Dacca lors de la guerre de libération de 1971 contre le Pakistan, est désormais vu comme le complice des crimes de l'ex-première ministre Sheikh Hasina, chassée du pouvoir par la rue en 2024.

Un refuge controversé pour l'ex-première ministre

Cette dernière s'est réfugiée à New Delhi dans un lieu tenu secret, tout comme de hauts cadres de son parti, la Ligue Awami. Le sentiment anti-indien avait germé durant le mandat de Sheikh Hasina, car les services de renseignement indiens étaient soupçonnés de l'aider à se maintenir au pouvoir, en participant à manipuler les élections et en espionnant des opposants. Celui-ci a décuplé après son départ.

Malgré la condamnation à mort de Mme Hasina par contumace par un tribunal spécial bangladais, l'ex-première ministre continue, de New Delhi, à pourfendre le gouvernement intérimaire dirigé par Muhammad Yunus, à dénoncer un processus électoral tronqué, à tenir des conférences de presse par vidéo.

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Une menace pour les relations bilatérales

« La population n'acceptera pas de relation ou d'accord avec un pays qui abrite une terroriste et lui permet de déstabiliser notre nation », a prévenu Humayun Kabir, conseiller aux affaires étrangères du principal candidat au poste de premier ministre, Tarique Rahman, du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), favori des élections législatives du 12 février.

Cette déclaration souligne la tension croissante entre les deux nations, autrefois alliées. Les accusations portent sur le soutien présumé de l'Inde à Sheikh Hasina, ce qui alimente un ressentiment profond dans la population bangladaise. Les manifestations anti-indiennes se multiplient, reflétant une crise diplomatique majeure à l'approche du scrutin.

Le gouvernement intérimaire bangladais fait face à une pression intense pour gérer cette situation, tandis que New Delhi doit naviguer dans un contexte géopolitique délicat. Les conséquences pourraient affecter la stabilité régionale et les intérêts économiques des deux pays.

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