Guerre en Iran : Trump promet des frappes prolongées et menace les centrales électriques
Guerre Iran : Trump promet frappes et menace centrales

Guerre en Iran : Trump promet des frappes prolongées et menace les centrales électriques

Lors de sa première allocution à la nation depuis le début du conflit avec l'Iran, le président américain Donald Trump a affirmé ce mercredi 1er avril 2026 que les États-Unis étaient « proches de remplir » leurs objectifs militaires. Cependant, il a annoncé la poursuite des frappes « extrêmement durement » pendant encore deux à trois semaines, tout en conditionnant tout cessez-le-feu à la réouverture du détroit d'Ormuz.

Un ultimatum sur le détroit stratégique

Donald Trump a réitéré ses menaces contre les infrastructures énergétiques iraniennes, avertissant qu'en l'absence d'accord, les États-Unis allaient « frapper chacune de leurs centrales électriques très durement et probablement simultanément ». Il a lié toute trêve à la levée du blocus du détroit d'Ormuz, menaçant l'Iran de bombardements « jusqu'à l'anéantissement » si cette voie maritime cruciale pour le transport pétrolier n'était pas rouverte.

La quasi-fermeture du détroit a provoqué une envolée des cours du pétrole, avec le baril de Brent dépassant les 105 dollars après l'allocution. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont maintenu leur position, affirmant que le détroit resterait fermé aux « ennemis » du pays.

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Démenti de Téhéran et inquiétudes internationales

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a catégoriquement démenti les affirmations de Trump selon lesquelles le président iranien Massoud Pezeshkian aurait réclamé un cessez-le-feu. Il a qualifié les demandes américaines de « maximalistes et irrationnelles » et nié l'existence de négociations directes.

Le directeur général de la Banque mondiale, Paschal Donohoe, a exprimé sa « très grande inquiétude » quant aux conséquences du conflit sur l'inflation, l'emploi et la sécurité alimentaire mondiale.

Escalade militaire sur plusieurs fronts

Les hostilités se sont intensifiées sur divers théâtres d'opérations :

  • Les pays du Golfe, notamment les Émirats arabes unis, ont subi de nouvelles attaques iraniennes, causant la mort d'un ressortissant bangladais.
  • Israël a intercepté des tirs de missiles iraniens près de Tel-Aviv, où des attaques antérieures avaient fait 14 blessés.
  • L'armée israélienne a mené une « vague de frappes de grande ampleur » sur Téhéran, visant les programmes nucléaires et balistiques iraniens.
  • Au Liban, le bilan des frappes israéliennes s'élève désormais à plus de 1 300 morts depuis l'entrée en guerre du Hezbollah le 2 mars.

Donald Trump a réaffirmé son soutien inconditionnel à ses alliés du Golfe, citant nommément Israël, l'Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Koweït et Bahreïn. De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a insisté sur le fait que la « campagne n'est pas terminée ».

La situation reste extrêmement tendue, avec des milliers d'Iraniens participant aux funérailles d'un commandant tué par une frappe israélienne et réclamant vengeance, tandis qu'Israël a annoncé son intention d'occuper une partie du sud du Liban une fois le conflit terminé.

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