Guerre au Moyen-Orient : tensions régionales et répercussions économiques s'intensifient
Le 19e jour du conflit au Moyen-Orient est marqué par des développements majeurs, incluant des frappes israéliennes, des menaces iraniennes et des répercussions économiques immédiates. Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a rendu hommage à Ali Larijani, chef du Conseil suprême de la sécurité nationale, tué dans une frappe revendiquée par Israël. Dans un message écrit, il a affirmé que les « meurtriers » devraient en « payer le prix », selon l’agence de presse Tasnim. Khamenei, qui a succédé à son père il y a plus d’une semaine, n’est pas apparu en public depuis, et son premier message a été lu à la télévision nationale quelques jours plus tard.
Répercussions économiques immédiates
La guerre contre l’Iran a provoqué une réaction en chaîne sur les marchés financiers, avec une hausse des cours du pétrole, la fin de la timide reprise des Bourses et des tensions sur les taux d’emprunt des États. Plusieurs explosions ont retenti à Ryad, la capitale saoudienne. L’Iran a prévenu qu’il allait viser des infrastructures énergétiques chez ses voisins du Golfe, suite à une attaque américano-israélienne contre des installations desservant le champ gazier de South Pars/North Dome, partagé avec le Qatar. La télévision d’État a diffusé une liste d’installations potentielles, incluant des sites pétroliers et gaziers en Arabie saoudite, au Qatar et aux Émirats arabes unis, affirmant qu’elles sont « devenues des cibles directes et légitimes » et seront visées dans les heures à venir. De plus, les centrales électriques en Irak ont été privées de leur approvisionnement en gaz iranien, qui s’est « totalement interrompu ».
Divergences sur le programme nucléaire iranien
La cheffe du renseignement américain, Tulsi Gabbard, a déclaré que l’Iran n’a pas essayé de relancer ses activités d’enrichissement nucléaire depuis l’attaque américano-israélienne de juin 2025, contredisant ainsi Donald Trump sur les objectifs de la guerre en cours. Elle a estimé que le gouvernement iranien a subi de lourds revers mais reste en place, et qu’il reconstruira son armée et son programme de missiles s’il survit. Par ailleurs, l’aéroport international Ben-Gourion, près de Tel-Aviv, a été touché « par des débris » à la suite de tirs de missiles iraniens sur Israël, selon l’armée, sans précision de date.
Victimes collatérales en Irak
Trois combattants d’une alliance d’anciens paramilitaires irakiens, englobant des groupes armés pro-iraniens, ont été tués dans une frappe sur l’ouest de l’Irak, selon un communiqué de cette coalition. Les membres de l’Otan sont en discussion pour trouver le meilleur moyen de rouvrir le détroit d’Ormuz, tandis que Donald Trump a de nouveau critiqué le refus des alliés des États-Unis de les aider à sécuriser ce passage maritime.
Accusations et frappes directes
La Russie a dénoncé « l’attaque irresponsable » ayant touché la centrale nucléaire de Bouchehr dans le sud de l’Iran, où se trouvent des spécialistes russes, accusant Israël et les États-Unis d’en être à l’origine. L’armée israélienne a frappé le cœur de Beyrouth, faisant 12 morts dont un responsable de la chaîne de télévision du Hezbollah al-Manar, et a détruit des ponts reliant une partie du sud du Liban au reste du pays pour couper toute aide à cette formation pro-iranienne. Le bilan des frappes israéliennes s’est alourdi à 968 morts.
Demandes d’asile et aide humanitaire bloquée
L’équipe féminine de football d’Iran, dont plusieurs membres avaient demandé l’asile en Australie, a franchi le poste-frontière turco-iranien de Gürbulak. Parallèlement, l’organisation Save the Children a annoncé que ses stocks d’aide humanitaire destinés à environ 410 000 enfants au Soudan, au Yémen et en Afghanistan étaient bloqués à cause de la guerre au Moyen-Orient.



