Guerre au Moyen-Orient : Lagarde craint une inflation plus forte que prévu
Guerre au Moyen-Orient : Lagarde craint une inflation forte

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), a mis en garde vendredi 23 juillet contre les risques inflationnistes liés à la prolongation du conflit au Moyen-Orient. Selon elle, la poursuite des hostilités pourrait entraîner une hausse des prix plus forte que les prévisions actuelles, compliquant ainsi la tâche de la BCE pour maîtriser l'inflation.

Un conflit aux conséquences économiques durables

Intervenant lors d'une conférence de presse à Francfort, Lagarde a souligné que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient affectent déjà les marchés de l'énergie et des matières premières. "La persistance du conflit risque d'entraîner une inflation plus forte que prévu, en raison de la hausse des coûts de l'énergie et des perturbations des chaînes d'approvisionnement", a-t-elle déclaré.

La BCE avait initialement prévu une inflation moyenne de 2,2 % pour la zone euro en 2026, mais ces projections pourraient être revues à la hausse si le conflit s'intensifie. Les économistes estiment que chaque hausse de 10 % du prix du pétrole pourrait ajouter 0,3 point de pourcentage à l'inflation dans la zone euro.

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Des risques pour la croissance européenne

Au-delà de l'inflation, Lagarde a également évoqué les conséquences sur la croissance économique. "Une inflation plus élevée et plus persistante réduirait le pouvoir d'achat des ménages et pèserait sur la demande intérieure", a-t-elle expliqué. La BCE pourrait être contrainte de maintenir des taux d'intérêt élevés plus longtemps, ce qui freinerait l'investissement et la consommation.

Les marchés financiers ont réagi négativement à ces déclarations, l'indice Euro Stoxx 50 perdant 1,2 % en fin de séance. Les investisseurs redoutent un resserrement monétaire plus agressif de la part de la BCE.

Un appel à la désescalade

Christine Lagarde a appelé à une résolution rapide du conflit pour limiter les dégâts économiques. "Nous espérons que les parties prenantes parviendront à un cessez-le-feu durable. La stabilité au Moyen-Orient est cruciale pour l'économie mondiale", a-t-elle insisté.

La BCE se dit prête à ajuster sa politique monétaire en fonction de l'évolution de la situation. "Nous surveillons de près les développements et nous agirons si nécessaire pour remplir notre mandat de stabilité des prix", a conclu Lagarde.

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