L'armée israélienne a tué trois personnes dans des frappes aériennes sur la bande de Gaza et abattu un adolescent palestinien en Cisjordanie, ont rapporté des sources palestiniennes samedi 23 août. Ces opérations interviennent dans un contexte de tensions régionales accrues, alors que les négociations sur un cessez-le-feu semblent au point mort.
Trois morts dans des frappes à Gaza
Selon les secouristes palestiniens, les frappes israéliennes ont visé plusieurs secteurs de la bande de Gaza, faisant trois morts. Les victimes n'ont pas été identifiées dans l'immédiat, et le bilan pourrait évoluer, ont-ils précisé. L'armée israélienne n'a pas commenté ces frappes dans l'immédiat, mais elle affirme généralement cibler des infrastructures militaires du Hamas.
Ces frappes interviennent alors que la guerre à Gaza, déclenchée par une attaque du Hamas le 7 octobre 2023, a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué une catastrophe humanitaire majeure. Les tentatives de médiation, menées notamment par le Qatar, l'Égypte et les États-Unis, n'ont pas abouti à un accord durable.
Un adolescent abattu en Cisjordanie
Parallèlement, en Cisjordanie occupée, l'armée israélienne a abattu un adolescent palestinien. Selon le ministère de la Santé palestinien, l'adolescent a été tué par balles lors d'une opération militaire israélienne. L'armée israélienne a indiqué avoir mené une opération pour arrêter des suspects, sans confirmer le décès dans l'immédiat.
La Cisjordanie connaît une flambée de violences depuis le début de la guerre à Gaza, avec des raids israéliens quasi quotidiens et des attaques de colons contre des villages palestiniens. Selon l'ONU, plus de 600 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis octobre 2023.
Un cessez-le-feu toujours incertain
Ces nouvelles violences surviennent alors que les discussions sur un cessez-le-feu à Gaza sont au point mort. Les médiateurs tentent de relancer les négociations, mais les désaccords persistent sur plusieurs points, notamment le retrait des troupes israéliennes et l'échange de prisonniers.
La communauté internationale appelle à une désescalade, mais les frappes et les opérations militaires se poursuivent. Selon des sources proches des négociations, aucune avancée significative n'est attendue à court terme, et la population civile continue de payer le prix du conflit.



