Le « Conseil de Paix » de Donald Trump a annoncé ce lundi que le retrait israélien de Gaza ne se fera qu'après le désarmement « complet » du Hamas. Cette déclaration fait suite à une réunion avec le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou.
Une condition claire posée par Washington
Dans un communiqué, le Conseil précise : « Nous notons que le retrait total des Forces de défense israéliennes au-delà de la ligne jaune n'aura lieu qu'une fois le désarmement achevé, comme le Hamas s'y est engagé auprès des médiateurs ». La « ligne jaune » désigne la démarcation entre la zone contrôlée par le Hamas et celle tenue par Israël.
Cette position intervient alors que le Hamas avait annoncé dès vendredi avoir accepté la feuille de route proposée par Trump pour la deuxième étape de son plan de sortie de guerre à Gaza.
Les réserves israéliennes
Plus tôt dans la journée, Israël avait fait part à Washington de ses « inquiétudes » concernant l'accord annoncé par Trump. Le porte-parole du Premier ministre israélien avait souligné que « la version rendue publique ne reflète pas la position d'Israël ».
Selon le représentant de Netanyahou, les renseignements israéliens ont établi que le Hamas s'était réarmé et avait recruté de nouveaux combattants, ce qui montre selon lui que le mouvement islamiste se prépare à de « nouveaux massacres du type du 7-Octobre ». Il a insisté : « La première étape indispensable vers tout accord durable est la démilitarisation réelle, vérifiable et irréversible du Hamas. Toute mesure qui n'aboutirait pas à une démilitarisation complète laisserait au Hamas la capacité de menacer à nouveau Israël ».
Un équilibre fragile
Cette annonce du Conseil de Paix de Trump semble vouloir rassurer Israël tout en maintenant le processus de négociation. Le désarmement du Hamas est une condition sine qua non pour Israël, mais il reste flou sur la manière dont il sera mis en œuvre et vérifié.
Les médiateurs, probablement égyptiens et qataris, devront jouer un rôle clé pour garantir le respect des engagements. La communauté internationale observe de près cette évolution, alors que la situation humanitaire à Gaza reste préoccupante.
Selon des sources proches des négociations, environ 1,5 million de Palestiniens sont déplacés dans la bande de Gaza, et les besoins en aide humanitaire sont immenses. Le désarmement du Hamas pourrait prendre des mois, voire des années, ce qui retarde d'autant le retrait israélien.
Réactions et perspectives
Le Hamas n'a pas encore réagi officiellement à la dernière déclaration du Conseil de Paix. Toutefois, ses dirigeants ont toujours conditionné tout désarmement à la fin de l'occupation israélienne et à la création d'un État palestinien.
Du côté israélien, le gouvernement de Netanyahou reste méfiant, mais la pression internationale pour un cessez-le-feu durable et la libération des otages est forte. Selon des estimations, environ 120 otages seraient encore détenus à Gaza, dont une trentaine seraient morts.
L'annonce de lundi pourrait être perçue comme une tentative de concilier les exigences israéliennes et la nécessité de progresser vers une solution politique. Reste à savoir si le Hamas acceptera de désarmer complètement, ce qui semble peu probable à court terme.
En attendant, les négociations se poursuivent sous l'égide des médiateurs, avec l'espoir de parvenir à un accord définitif qui mettrait fin à des mois de guerre et de souffrances.



