Le cessez-le-feu conclu il y a une semaine entre Israël et le Hamas n'a pas mis fin aux violences. Dans la nuit de lundi à mardi, des frappes israéliennes ont visé des habitations dans le centre de la bande de Gaza, faisant au moins 12 morts, dont des femmes et des enfants, selon le ministère de la Santé de l'enclave. Parmi les victimes, trois enfants d'une même famille ont péri lorsque leur maison a été touchée.
Le témoignage d'une mère éplorée
Fatima, une mère de 35 ans qui a perdu ses deux fils et sa fille, raconte avoir fui son quartier de Gaza-ville après avoir été prévenue par les autorités israéliennes d'une frappe imminente. « J'ai pris la fuite pour protéger mes enfants, mais ça n'a pas suffi », confie-t-elle, en larmes. « Nous sommes allés chez mon frère, pensant être en sécurité. Mais les missiles nous ont suivis. » Son récit illustre le sentiment d'impuissance des civils pris au piège d'un conflit qui ignore les zones déclarées « sûres ».
Un cessez-le-feu fragile
Ce drame souligne la fragilité de la trêve négociée sous l'égide de l'Égypte et des États-Unis. Les deux camps s'accusent mutuellement de violations. Israël affirme avoir ciblé des positions du Hamas en réponse à des tirs de roquettes, tandis que les autorités de Gaza dénoncent des meurtres délibérés de civils. Selon l'ONU, plus de 2000 personnes ont été tuées depuis le début de l'offensive israélienne en mai. Le cessez-le-feu, censé permettre l'acheminement de l'aide humanitaire, est régulièrement rompu par des frappes et des tirs.
La communauté internationale sous pression
La communauté internationale a condamné ces nouvelles violences. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a appelé à une enquête indépendante pour faire la lumière sur ces frappes. De son côté, la France a demandé la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité. « Ces frappes sont inacceptables et doivent cesser immédiatement », a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. Les organisations humanitaires, telles que Médecins sans Frontières, alertent sur la détérioration des conditions de vie à Gaza, où les hôpitaux peinent à soigner les blessés face aux pénuries de matériel.
Alors que les négociations pour une trêve durable piétinent, les civils gazaouis continuent de payer le prix fort. Des milliers de familles ont été déplacées à plusieurs reprises, cherchant vainement un abri sûr. « Nous ne savons plus où aller. Chaque fois que nous fuyons, la mort nous rattrape », témoigne un père de famille, joint par téléphone. Le bilan humain ne cesse de s'alourdir, et la communauté internationale est appelée à agir pour protéger les populations civiles, conformément au droit international humanitaire.



