Funérailles de Khamenei : « Nous ne sommes pas là pour un enterrement mais pour une vengeance »
Funérailles de Khamenei : « Nous ne sommes pas là pour un enterrement mais pour une vengeance »

Les funérailles nationales du guide suprême iranien, Ali Khamenei, ont débuté ce samedi 4 juillet 2026 à Téhéran, attirant des millions de personnes venues de tout le pays. Dans un discours retentissant, son successeur désigné a déclaré : « Nous ne sommes pas là pour un enterrement, mais pour une vengeance », promettant de punir les responsables de sa mort.

Une foule immense et une atmosphère de deuil et de colère

Dès l'aube, des files de plusieurs kilomètres se sont formées autour de l'université de Téhéran, où le corps de Khamenei a été exposé. Les autorités estiment la foule à plusieurs millions de personnes, venues de toutes les provinces iraniennes. Les rues étaient noires de monde, beaucoup portant des portraits du guide défunt et scandant des slogans hostiles à Israël et aux États-Unis.

« Sa mort ne restera pas impunie », a ajouté le successeur, dont le nom n'a pas été officiellement révélé mais qui serait l'ayatollah Mohammad Ali Movahedi Kermani, selon des sources proches du régime. « Ce crime est l'œuvre des ennemis de l'islam et nous les poursuivrons jusqu'au bout du monde. »

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Les circonstances de la mort de Khamenei

Ali Khamenei, 87 ans, est décédé jeudi 2 juillet 2026 des suites d'une maladie non précisée, selon la télévision d'État. Cependant, des rumeurs persistantes évoquent un empoisonnement. Le guide suprême était hospitalisé depuis plusieurs semaines dans un hôpital de Téhéran. Son état de santé s'était brutalement dégradé, suscitant des interrogations. Des sources médicales ont rapporté qu'il avait été admis pour une infection pulmonaire, mais que son décès serait lié à une insuffisance rénale aiguë. Aucune autopsie indépendante n'a été autorisée.

L'ayatollah Khamenei dirigeait l'Iran depuis 1989, succédant à l'ayatollah Khomeini. Il était considéré comme l'homme le plus puissant du pays, doté d'un droit de veto sur toutes les décisions majeures. Sa disparition plonge l'Iran dans une période d'incertitude politique, alors que le pays est confronté à des sanctions internationales et à des protestations internes.

Un successeur désigné mais contesté

Le successeur désigné, l'ayatollah Movahedi Kermani, est un conservateur de 85 ans, proche de Khamenei. Il a été élu par l'Assemblée des experts, mais sa nomination est contestée par des factions réformatrices et des religieux modérés. Des manifestants ont brièvement perturbé la cérémonie en scandant « Mort au dictateur », avant d'être dispersés par les forces de sécurité. La télévision d'État a minimisé ces incidents, affirmant qu'il s'agissait d'un petit groupe d'« agents étrangers ».

Le guide suprême est la plus haute autorité religieuse et politique en Iran. Son rôle est crucial dans la nomination des chefs des forces armées, du pouvoir judiciaire et des médias d'État. La transition de pouvoir est donc un moment clé pour la stabilité du régime.

Réactions internationales et conséquences

Les États-Unis et Israël ont exprimé leur prudence, tandis que la Russie et la Chine ont présenté leurs condoléances. L'Union européenne a appelé à une transition pacifique et au respect des droits de l'homme. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a déclaré : « Nous suivons la situation avec attention et espérons que l'Iran maintiendra la stabilité régionale. »

La mort de Khamenei intervient dans un contexte de tensions accrues avec l'Occident sur le programme nucléaire iranien et le soutien aux groupes armés au Moyen-Orient. Les analystes estiment que la succession pourrait renforcer la ligne dure ou ouvrir une fenêtre de dialogue. Selon un rapport du Centre d'études stratégiques de l'Atlantique, « la disparition de Khamenei est un choc systémique pour l'Iran, mais le régime a montré sa résilience par le passé. »

La suite des funérailles

Les funérailles se poursuivront jusqu'à lundi, avec des cérémonies prévues dans plusieurs grandes villes, dont Qom et Machhad. Le corps de Khamenei sera inhumé dans un mausolée à Téhéran, aux côtés de l'ayatollah Khomeini. Les autorités ont déployé des milliers de soldats et de membres des Gardiens de la révolution pour assurer la sécurité et prévenir tout débordement.

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Le nouveau guide suprême a promis de « poursuivre la voie de l'imam Khamenei » et de « résister contre l'impérialisme ». Il a également annoncé une enquête approfondie sur les causes de la mort du guide. « Nous ne laisserons pas ce crime impuni. Les coupables seront identifiés et punis, qu'ils soient à l'intérieur ou à l'extérieur du pays », a-t-il martelé sous les acclamations de la foule.