Une frappe aérienne israélienne a ciblé un rassemblement funéraire dans le nord de la bande de Gaza ce vendredi, faisant au moins huit morts et 22 blessés, selon les autorités sanitaires locales. L'attaque s'est produite dans le camp de réfugiés de Jabaliya, un secteur densément peuplé.
Déroulement de l'attaque
Selon des témoins, l'armée israélienne a visé un groupe de personnes assistant à l'enterrement d'un homme tué la veille lors d'un précédent bombardement. Les secouristes ont immédiatement été dépêchés sur place, mais les frappes ont compliqué leur intervention. Le ministère de la Santé de Gaza a confirmé le bilan, précisant que parmi les blessés, quatre se trouvent dans un état critique.
Réactions internationales
L'ONU a condamné cette frappe, la qualifiant de "violation du droit international humanitaire". Le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, Martin Griffiths, a déclaré : "Cibler des civils lors de funérailles est inacceptable. Nous appelons à une enquête indépendante." De son côté, l'armée israélienne a indiqué qu'elle enquêtait sur l'incident, affirmant qu'elle ciblait un "terroriste" présent dans la zone.
Contexte de violences accrues
Cette attaque s'inscrit dans une escalade de violence entre Israël et le Hamas depuis plusieurs semaines. Selon des données compilées par l'ONU, plus de 200 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza depuis le début de l'année, dont une majorité de civils. Israël mène des opérations militaires visant à démanteler les infrastructures du Hamas, mais les frappes touchent fréquemment des zones civiles.
Les funérailles visées vendredi étaient celles d'un homme de 30 ans, père de trois enfants, qui avait été tué lors d'une frappe antérieure. Les proches et les habitants du camp de Jabaliya se sont rassemblés pour lui rendre hommage, avant d'être eux-mêmes pris pour cible.
Impact humanitaire
Les hôpitaux de Gaza, déjà débordés, peinent à faire face à l'afflux de blessés. Médecins Sans Frontières a signalé que ses équipes travaillent sans relâche pour soigner les victimes. "Chaque jour, nous voyons des scènes de désespoir. Les enfants paient le prix fort de ce conflit", a déclaré un porte-parole de l'organisation.
La communauté internationale reste divisée : les États-Unis ont réitéré leur soutien à Israël, tandis que plusieurs pays arabes et européens ont appelé à la retenue. Le Qatar et l'Égypte tentent de négocier une trêve, mais les discussions piétinent.



