Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a vivement condamné ce qui semble être une nouvelle escalade dans le conflit qui oppose son pays à la Russie. Dans une déclaration publiée tard dans la soirée, il a dénoncé une attaque de drone qu'il a qualifiée d'« absolument lâche », survenue à proximité immédiate de la centrale nucléaire de Tchernobyl, site hautement symbolique et toujours sensible sur le plan de la sécurité radiologique.
Une frappe à proximité immédiate du site
Selon les informations fournies par les autorités ukrainiennes, un drone russe aurait largué un engin explosif à quelques centaines de mètres seulement des installations de la centrale, désaffectée depuis la catastrophe de 1986 mais toujours sous surveillance. L'incident s'est produit en pleine nuit, sans faire de victimes ni endommager les infrastructures critiques. Les systèmes de détection de radiation n'ont pas non plus enregistré d'anomalie, ce qui a permis de rassurer temporairement les équipes sur place.
« C'est un acte d'une lâcheté absolue, qui montre le mépris total de la Russie pour la sécurité internationale et pour la vie humaine », a déclaré Zelensky dans son message vidéo quotidien. Il a ajouté que cette attaque visait délibérément à semer la terreur et à tester les capacités de défense ukrainiennes.
Réactions internationales
La communauté internationale a rapidement réagi. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a appelé à la retenue et rappelé l'importance de protéger les sites nucléaires en temps de guerre. De son côté, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a exprimé sa profonde inquiétude et offert une assistance technique pour renforcer la sécurité du site.
Les États-Unis et l'Union européenne ont également condamné l'attaque, y voyant une nouvelle violation des normes internationales. La Maison-Blanche a souligné que de tels agissements ne faisaient qu'isoler davantage la Russie sur la scène mondiale.
Un contexte de tensions croissantes
Cette frappe intervient dans un contexte de regain de tensions sur le front ukrainien. Les forces russes ont intensifié leurs frappes de drones et de missiles ces dernières semaines, ciblant aussi bien des infrastructures militaires que civiles. La région de Tchernobyl, située au nord de Kiev, avait été brièvement occupée par les troupes russes au début du conflit, avant d'être libérée. Depuis, elle reste sous contrôle ukrainien mais régulièrement menacée.
Les experts estiment que le choix de cette cible n'est pas anodin. Tchernobyl est un lieu chargé de mémoire et de symboles, et toute attaque à proximité suscite immédiatement des craintes de contamination radioactive. Heureusement, les dégâts ont été limités, mais l'incident rappelle la fragilité de la sécurité nucléaire en zone de guerre.
Le président Zelensky a appelé ses alliés à fournir davantage de systèmes de défense antiaérienne pour protéger les sites critiques. « Nous ne pouvons pas jouer avec le feu nucléaire. Chaque drone abattu, c'est une catastrophe évitée », a-t-il insisté.



