Le 1 617e jour du conflit ukrainien a été marqué par une frappe russe meurtrière dans le centre de l'Ukraine. Une famille entière a été anéantie lorsqu'un missile a pulvérisé leur maison tôt jeudi 30 juillet. Le bilan provisoire fait état de six morts confirmés, et les secouristes continuent d'identifier des fragments de corps retrouvés dans les décombres. Dix personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'impact.
Un missile nord-coréen utilisé par Moscou
Volodymyr Zelensky a révélé que, selon les premières informations, le missile utilisé était de fabrication nord-coréenne. « À Radouchné, les Russes ont utilisé pour la première fois depuis longtemps un missile venant de Corée du Nord », a-t-il déclaré dans son allocution quotidienne. Il a précisé que des expertises supplémentaires étaient en cours pour confirmer l'origine du projectile. Le président ukrainien a fustigé l'alliance entre « les ordures moscovites » et « le régime fou de Corée du Nord », accusée de tuer des « enfants ukrainiens ».
Un missile russe s'écrase en Pologne
Dans le même temps, Varsovie a accusé Moscou d'être à l'origine d'un missile qui s'est abattu sur le territoire polonais sans faire de blessés. L'incident s'est produit lors de frappes russes massives contre l'Ukraine. Une violente détonation a réveillé les habitants de la localité de Tarnawa-Kolonia, dans la région de Lublin (est), peu avant 04h00, faisant trembler les fenêtres des maisons. Le lieu d'impact se situe à environ 80 kilomètres de la frontière ukrainienne et de la région de Lviv, qui était visée par des frappes russes au même moment.
Berlin dénonce une escalade russe
Le chancelier allemand Friedrich Merz a estimé que la chute de ce missile en Pologne démontrait « l'absence totale de scrupules de la Russie ». Pour lui, la Russie de Vladimir Poutine est « prête à une escalade » avec l'Europe. Ces propos interviennent alors que les tensions entre la Russie et l'OTAN restent vives.
Telegram dans le viseur de Moscou
Par ailleurs, l'affaire autour du patron de Telegram, Pavel Durov, s'est aggravée. Après avoir été visé mercredi par une procédure de recherche pour « complicité de terrorisme », il a été placé sur la liste des autorités russes recensant les personnes désignées comme « terroristes » ou « extrémistes ». Durov, 41 ans, figure désormais sur cette liste tenue par les services de surveillance financiers russes. La Russie affirme que Telegram est utilisé par les services de sécurité ukrainiens pour recruter. Le service de presse de Telegram a réagi jeudi : « Les efforts de Telegram dans la lutte contre le terrorisme sont largement documentés. Nous rejetons fermement ces accusations. »



