Chaque année, les exercices militaires chinois simulant un encerclement de Taïwan deviennent plus réalistes et menaçants. Fin décembre, lors de l'opération "Mission Justice 2025", une trentaine de navires de guerre et de garde-côtes ont encerclé l'archipel, soutenus par 130 avions et drones. Le lendemain, des tirs réels ont été effectués, et jamais des roquettes n'étaient tombées aussi près de l'île principale, au large des ports de Keelung (nord) et Kaohsiung (sud-ouest).
Démonstration de force sans précédent
Selon des analystes militaires, cette opération marque une escalade significative dans les pressions chinoises sur Taïwan. Les tirs d'artillerie et de roquettes se sont déroulés dans des zones maritimes situées à moins de 50 kilomètres des côtes taïwanaises, une première. Le ministère chinois de la Défense a qualifié ces exercices de "routine" et de "nécessaires à la sauvegarde de la souveraineté nationale", mais Taïwan les a dénoncés comme une "provocation dangereuse".
Réactions internationales
Les États-Unis ont exprimé leur "profonde inquiétude" et réaffirmé leur engagement à maintenir la paix dans le détroit de Taïwan. Le Japon a également suivi de près la situation, tandis que l'Union européenne a appelé à la retenue. Les autorités taïwanaises ont renforcé leur surveillance et déployé des batteries de missiles antinavires en réponse.
Impact sur les relations transdétroit
Ces exercices interviennent dans un contexte de tensions croissantes, alors que Pékin intensifie ses pressions diplomatiques et militaires pour contrer ce qu'il perçoit comme des tendances indépendantistes à Taïwan. Selon le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, "Taïwan est une partie inaliénable de la Chine, et toute tentative de sécession sera fermement réprimée".



