L'Iran a proféré des menaces explicites à l'encontre des navires qui tenteraient de contourner le détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique par laquelle transite environ 20 % du pétrole mondial. Selon des responsables américains, Téhéran aurait averti qu'il ciblerait les bâtiments cherchant à emprunter des itinéraires alternatifs pour éviter les contrôles iraniens.
Un pétrolier arraisonné, des tensions accrues
Ces menaces font suite à l'arraisonnement, le 27 juin, d'un pétrolier battant pavillon des Îles Marshall par les Gardiens de la révolution iraniens. Le navire, le "Advantage Sweet", transportait du pétrole brut et se trouvait dans les eaux internationales du golfe d'Oman lorsqu'il a été intercepté. Les États-Unis ont condamné cette action, la qualifiant de "violation flagrante du droit international".
Des voies de contournement sous surveillance
L'Iran a spécifiquement menacé les navires qui emprunteraient des routes maritimes alternatives, comme le passage par le détroit de Bab el-Mandeb ou le contournement de la péninsule arabique par le cap de Bonne-Espérance. Téhéran estime que ces itinéraires visent à contourner son influence sur le détroit d'Ormuz, qu'il considère comme une zone de souveraineté nationale.
Réactions internationales
Les États-Unis ont renforcé leur présence navale dans la région, avec le déploiement de destroyers supplémentaires. "Nous ne tolérerons aucune entrave à la liberté de navigation", a déclaré un porte-parole du Pentagone. De son côté, le Royaume-Uni a exprimé sa "profonde inquiétude" et appelé à une désescalade.
Impact sur les marchés pétroliers
Les menaces iraniennes ont déjà eu un impact sur les cours du pétrole, qui ont grimpé de plus de 3 % le 28 juin. Les analystes craignent une perturbation majeure des approvisionnements si la situation devait s'aggraver. "Chaque jour de tensions supplémentaires pourrait faire flamber les prix", a averti un expert de l'Agence internationale de l'énergie.



