Nathalie Galusi, chorégraphe et professeur de danse au conservatoire d'agglomération du Pôle culturel Chabran à Draguignan, fait de l'inclusion totale une réalité en réunissant ses élèves et des handidanseurs de l'IME de Salernes dans un même élan créatif. « Les handidanseurs gagnent une fierté incroyable d'être considérés comme les autres », confie-t-elle.
Un parcours marqué par la résilience
Nathalie Galusi a consacré sa vie au mouvement. Danseuse de haut niveau, sa carrière a été brutalement interrompue par une malformation congénitale au genou. « Un ponte de la chirurgie sportive m'a dit : Nathalie, pour toi la danse est terminée. Cela a été très dur », raconte-t-elle. Après une dépression, elle se reconstruit grâce à des professeurs comme Max Bozzoni et Jacqueline Fynnaert, qui lui permettent de danser « autrement ». Elle se tourne alors vers la transmission, ouvre deux écoles et fonde sa compagnie Mobil'ô.
L'inclusion au cœur de l'enseignement
Son engagement pour l'inclusion naît de sa propre expérience du handicap. Formée par Cécile Avio, pionnière du handidanse, elle applique une méthode où le mouvement remplace la parole. « J'aime mélanger les langages entre la danse classique, le contemporain ou même le hip-hop », explique-t-elle. Ses élèves du conservatoire travaillent en inclusion avec les handidanseurs, créant ensemble des spectacles comme « Dansons ensemble, avec Oz » ou des parcours chorégraphiques au musée des Beaux-Arts.
Une valeur ajoutée réciproque
Pour Nathalie Galusi, l'inclusion profite à tous : « Les handidanseurs gagnent une fierté incroyable d'être considérés comme les autres. De leur côté, mes élèves du conservatoire deviennent des guides ; ils se sentent utiles, essentiels, et développent une capacité d'adaptation unique. » Son objectif est clair : « Rendre l'autre fort, autonome, et lui redonner confiance en lui. »



