Ce jeudi 20 août 2026, la Corée du Nord a procédé au tir d'une dizaine de missiles balistiques de courte portée, selon l'armée sud-coréenne. Le lancement a eu lieu depuis la région de la côte ouest de la Corée du Nord, en direction de la mer de l'Est, également connue sous le nom de mer du Japon. Les projectiles ont parcouru environ 200 kilomètres avant de s'abîmer en mer.
Réaction immédiate de Séoul
Face à cette salve de missiles, le Conseil de sécurité nationale de la Corée du Sud s'est réuni en urgence. Présidée par le conseiller à la sécurité nationale, la réunion a rassemblé les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de l'Unification, ainsi que le directeur du Service de renseignement national. Selon un communiqué de la présidence sud-coréenne, les participants ont condamné fermement ces tirs, les qualifiant de « provocation grave » qui menace la paix et la stabilité de la péninsule coréenne.
Détails du tir et analyse militaire
Les missiles, identifiés comme des missiles balistiques de courte portée, ont été lancés entre 7 h 20 et 7 h 40, heure locale. L'état-major interarmées sud-coréen a précisé que les projectiles ont atteint une altitude maximale de 50 kilomètres. L'armée sud-coréenne a renforcé sa surveillance et se tient prête à répondre à toute éventualité, en coordination avec les États-Unis. « Nous maintenons une posture de défense solide face à toute provocation nord-coréenne », a déclaré un porte-parole de l'état-major interarmées.
Contexte et implications régionales
Ce tir intervient dans un contexte de tensions accrues sur la péninsule coréenne. La Corée du Nord a multiplié les essais d'armes ces derniers mois, en violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Le Japon a également confirmé avoir détecté les tirs, sans signaler de dégâts sur son territoire. Le Premier ministre japonais a convoqué une réunion de crise pour évaluer la situation. La Corée du Sud, par la voix de son ministère de l'Unification, a appelé Pyongyang à cesser ses provocations et à revenir à la table des négociations. Les prochaines étapes pourraient inclure une nouvelle condamnation au Conseil de sécurité de l'ONU, bien que la Chine et la Russie aient bloqué des sanctions précédentes.



