Le 27 octobre, les colons israéliens, qui représentent près de 5 % de la population du pays, devraient voter en masse, avec un taux de participation attendu autour de 80 %. Leur vote, perçu comme un engagement politique et idéologique pour la défense du mouvement d'implantation et la souveraineté israélienne en Cisjordanie occupée, pèsera sur le scrutin.
Un électorat mobilisé pour l'annexion de la Cisjordanie
Pendant quatre ans, la présence au gouvernement de figures de l'extrême droite a fait avancer leur objectif : l'annexion de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par l'État hébreu. Les implantations israéliennes dans ce territoire, qui se sont multipliées sous le gouvernement sortant de droite et d'extrême droite de Benyamin Netanyahou, sont considérées comme illégales au regard du droit international.
Cette population vote pour les institutions d'un État au sein d'un territoire situé en dehors de ses frontières, une singularité démocratique. Des centaines de milliers de colons résidant en dehors des frontières définies avant 1967 et internationalement reconnues (la « ligne verte ») sont appelés à se rendre aux urnes, dans des écoles et autres bâtiments publics, comme des citoyens israéliens ordinaires.
Une histoire marquée par l'expansion des colonies
L'établissement de colonies israéliennes a débuté au lendemain de la guerre de Six-Jours, en 1967, mais s'est accéléré à partir de 1977 sous l'impulsion du Likoud (droite) qui arrive alors au pouvoir. Malgré l'évacuation du Sinaï en 1982 et le retrait de la bande de Gaza en 2005, le mouvement d'implantation a continué de s'étendre, notamment en Cisjordanie.
La colonie d'Efrat, en Cisjordanie occupée, illustre cette dynamique. Les colonies sont perçues par leurs habitants comme un engagement politique et idéologique pour la défense du mouvement d'implantation et la souveraineté israélienne en Cisjordanie occupée.
Un scrutin sous haute tension
Le vote des colons, qui représentent près de 5 % de la population du pays, devrait peser lors du scrutin du 27 octobre. Avec un taux de participation autour de 80 %, leur mobilisation pourrait influencer les résultats des élections législatives. Les enjeux sont majeurs : l'annexion de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par l'État hébreu, est au cœur des revendications du mouvement d'implantation.
Les colons, qui résident en dehors des frontières de l'État hébreu définies avant 1967 et internationalement reconnues, votent dans des écoles et autres bâtiments publics, comme des citoyens israéliens ordinaires. Leur participation est perçue comme un engagement politique et idéologique pour la défense du mouvement d'implantation et la souveraineté israélienne en Cisjordanie occupée.



