En Cisjordanie, le terrorisme des colons israéliens s'intensifie
Cisjordanie: terrorisme des colons israéliens en hausse

Ce 26 juillet 2026, un agriculteur palestinien de 45 ans, père de trois enfants, a été abattu par un groupe de colons israéliens alors qu'il travaillait dans son oliveraie près de Naplouse. Selon le gouverneur de Naplouse, Ahmed al-Ahmad, « il s'agit d'un acte de terrorisme pur et simple, qui s'inscrit dans une escalade inacceptable des violences ». La victime, identifiée comme Mahmoud Hassan, a été transportée à l'hôpital où son décès a été constaté. Les colons, masqués et armés, auraient ouvert le feu sans sommation.

Une escalade des violences documentée par l'ONU

Ce meurtre est le dernier d'une série d'attaques qui s'intensifient en Cisjordanie. Un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), publié en juin 2026, indique une augmentation de 40 % des incidents impliquant des colons israéliens contre des Palestiniens au premier semestre 2026, par rapport à la même période en 2025. Le recensement fait état de 220 incidents violents, dont 70 ont causé des blessures et 12 ont entraîné des décès. « Les colons agissent avec une impunité quasi totale, et les autorités israéliennes ferment les yeux », a déclaré dans le même rapport le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires humanitaires, Martin Griffiths.

Réactions et impunité

L'Autorité palestinienne a condamné fermement l'assassinat et appelé la communauté internationale à intervenir. « C'est une politique délibérée d'expulsion et de terreur qui vise à nous chasser de nos terres », a dénoncé le porte-parole de la présidence, Nabil Abu Rudeineh. De son côté, le gouvernement israélien n'a pas encore réagi officiellement, mais des sources militaires citées par la presse locale évoquent un « incident isolé » et promettent une enquête. Cependant, les organisations de défense des droits de l'homme dénoncent un « vide juridique » qui permet aux colons d'agir sans crainte de poursuites. Selon l'ONG israélienne Yesh Din, plus de 90 % des plaintes pénales déposées par des Palestiniens contre des colons depuis 2005 ont été classées sans suite.

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Un quotidien de terreur

Pour les communautés palestiniennes vivant à proximité des colonies, la peur est devenue une constante. « Chaque jour, nous craignons pour notre vie. Les colons patrouillent avec leurs armes, brûlent nos récoltes, coupent nos oliviers. Personne ne nous protège », témoigne Rashid Hamdan, un agriculteur du village voisin de Beita. Selon OCHA, 2026 est déjà l'année la plus meurtrière depuis 2002 pour les Palestiniens en Cisjordanie du fait des colons. Les Nations unies appellent Israël à respecter le droit international et à protéger les civils palestiniens. Mais sur le terrain, la situation continue de se dégrader, tandis que la colonisation s'étend sous l'impulsion du gouvernement israélien actuel.

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