La relance de la construction de colonies israéliennes en Cisjordanie occupée a remis au premier plan la question de la complicité des entreprises européennes et internationales. Un récent rapport, cité par Le Monde, pointe le rôle de certaines firmes dans ce processus, alimentant un débat juridique et éthique.
Un rapport qui épinglent les entreprises
Selon le rapport, plusieurs entreprises européennes, dont des sociétés françaises, sont impliquées dans la construction et l'exploitation de colonies. Ces activités, qui se déroulent dans des zones considérées comme illégales au regard du droit international, posent la question de la complicité. Le rapport, qui s'appuie sur des données publiques, identifie des secteurs comme le BTP, les télécommunications ou encore la sécurité.
Des conséquences juridiques potentielles
Les auteurs du rapport soulignent que ces entreprises s'exposent à des risques juridiques, notamment devant la Cour pénale internationale (CPI). Ils rappellent que la CPI a déjà affirmé sa compétence sur les territoires palestiniens. Les entreprises pourraient être poursuivies pour complicité de crimes de guerre, même si aucune procédure n'a été engagée à ce jour.
Un débat qui divise
Ce rapport relance un débat qui divise les États membres de l'Union européenne. Certains pays, comme la France, ont adopté des résolutions non contraignantes appelant à distinguer les activités dans les colonies de celles en Israël. D'autres, comme l'Allemagne, hésitent à prendre des mesures restrictives. Les organisations de défense des droits de l'homme, comme Amnesty International, appellent à des sanctions concrètes.
En attendant, la question de la complicité des entreprises reste posée. Le rapport recommande une plus grande transparence de la part des firmes et une vigilance accrue des autorités de régulation. Les prochaines semaines pourraient voir des débats au Parlement européen sur ce sujet, alors que la colonisation s'accélère en Cisjordanie.



