Un chef de l'État islamique tué au Nigeria lors d'une opération conjointe avec les États-Unis
Chef de l'EI tué au Nigeria avec l'aide américaine

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi l'élimination d'Abu-Bilal al-Minuki, présenté comme le numéro deux de l'organisation État islamique (EI) dans le monde. Cette opération a été menée conjointement par les forces des États-Unis et du Nigeria, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme en Afrique.

Une mission « très complexe »

Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a déclaré : « Ce soir, sur mes instructions, les courageuses forces américaines et les forces armées du Nigeria ont mené à la perfection une mission méticuleusement planifiée et très complexe afin d'éliminer du champ de bataille le terroriste le plus actif au monde. » Selon lui, cette action réduit considérablement les capacités opérationnelles de l'EI à l'échelle mondiale.

Le président américain a ajouté qu'Abu-Bilal al-Minuki « ne terrorisera plus la population africaine ni ne contribuera à planifier des opérations visant des Américains ». Les autorités nigérianes n'avaient pas encore commenté ces informations dans l'immédiat.

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Cibles et sanctions

Abu-Bilal al-Minuki, également connu sous le nom d'Abu Bakr al-Mainuki, était sous sanctions américaines depuis 2023 en raison de ses liens avec l'EI. Né en 1982, il était originaire de l'État de Borno, dans le nord-est du Nigeria. Cette région est l'épicentre de l'insurrection djihadiste qui frappe le pays depuis 2009.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, est confronté à une violence djihadiste persistante, principalement dans le nord-est, tandis que des groupes armés sévissent dans les zones rurales du nord-ouest et du centre-nord.

Coopération militaire renforcée

Cette opération intervient dans un contexte de coopération militaire accrue entre les États-Unis et le Nigeria. Le Pentagone a intensifié le partage de renseignements, accéléré les ventes d'armes et déployé 200 soldats pour former les troupes nigérianes. Le général John Brennan, haut responsable de l'Africom, a déclaré fin janvier que sous l'administration Trump, les États-Unis sont devenus « beaucoup plus agressifs » dans le ciblage des menaces, principalement l'EI.

En avril, le département d'État américain avait autorisé le départ du personnel non essentiel de l'ambassade à Abuja en raison de la détérioration de la situation sécuritaire. Les djihadistes affiliés à l'EI sont également actifs dans les pays voisins, notamment au Niger, au Burkina Faso et au Mali.

Contexte des violences

Le Nigeria lutte contre une insurrection djihadiste depuis 2009. La recrudescence des attaques meurtrières et des enlèvements de masse ces derniers mois a attiré l'attention des États-Unis. Donald Trump affirme que les chrétiens du Nigeria sont « persécutés » et victimes d'un « génocide », ce que les autorités nigérianes et la plupart des experts contestent, les violences touchant indifféremment chrétiens et musulmans.

L'armée américaine avait déjà mené des frappes le jour de Noël dans l'État de Sokoto, visant des djihadistes de l'EI, en coordination avec les forces nigérianes.

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