La justice française a été saisie d'une nouvelle plainte concernant des bombardements israéliens présumés criminels au Liban, a-t-on appris le 2 juillet 2026. Cette plainte, déposée par des familles de victimes et des ONG, vise des frappes aériennes menées par l'armée israélienne en 2024, qui auraient tué des civils et détruit des infrastructures civiles.
Des bombardements contestés
Les bombardements incriminés ont eu lieu en octobre 2024, dans le cadre du conflit entre Israël et le Hezbollah. Selon la plainte, plusieurs frappes ont touché des immeubles résidentiels à Beyrouth et dans le sud du Liban, causant la mort de 45 civils, dont 12 enfants, et faisant plus de 100 blessés. Les plaignants accusent l'armée israélienne de ne pas avoir respecté le principe de distinction entre civils et combattants, ce qui constituerait un crime de guerre.
La compétence universelle invoquée
La plainte s'appuie sur le principe de compétence universelle, qui permet à la justice française de juger des crimes graves commis à l'étranger, comme les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité. Les plaignants sont représentés par l'avocat Me Joseph Breham, spécialisé dans ce type de dossiers. "Les victimes civiles ont droit à la justice, et la France a le devoir de poursuivre les auteurs présumés de ces atrocités", a-t-il déclaré.
Précédent judiciaire
Ce n'est pas la première fois que la justice française est saisie pour des bombardements israéliens. En 2025, une première plainte avait été déposée pour des frappes sur Gaza, mais elle avait été classée sans suite faute de preuves suffisantes. Cette nouvelle plainte inclut des témoignages détaillés et des analyses d'experts en droit international humanitaire.
Réactions et conséquences
Israël a rejeté les accusations, affirmant que ses frappes visaient des cibles militaires légitimes et qu'il prenait des précautions pour éviter les pertes civiles. Le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré que "les allégations sont infondées et font partie d'une campagne de dénigrement contre Israël". De son côté, le Hezbollah a salué la plainte, y voyant une reconnaissance des "crimes israéliens".
La plainte a été déposée auprès du pôle crimes contre l'humanité du tribunal judiciaire de Paris. Une enquête préliminaire pourrait être ouverte si le parquet estime que les éléments sont suffisants. Cette affaire intervient dans un contexte de tensions accrues entre Israël et le Liban, et pourrait avoir des répercussions diplomatiques.



